Interventions non médicamenteuses et Thérapies complémentaires
Intérets de la médecine intégrative (= médecine conventionnelle + thérapies complémentaires)
Classification et Évaluation des INM
Généralités
Recours
- Près des 2/3 de la population française utilisent les INM et ThC dans un but d’amélioration de la santé
(le plus souvent en complément de la médecine conventionnelle)
HAS recommande la prescription de certaines thérapeutiques non médicamenteuses, y compris en 1ère intention
(notamment chez les patients vulnérables, à plus haut risque d’effets indésirables des médicaments)
Nombreux patients recourent aux thérapies complémentaires
(souvent d’ailleurs sans en parler à leur médecin par crainte d’une réaction négative) |
| Efficaces ? | Tous les rapports, toutes les synthèses, arrivent à la même conclusion, celle d’une utilisation très fréquente de ces méthodes pour la plupart non pharmacologiques malgré une évaluation qui reste souvent insuffisante
→ les travaux réalisés sur ces thérapies restent souvent insuffisants en quantité et/ou en qualité |
| Réglementées ? | - Nombreuses thérapies n’ont pas encore de réglementation en France
(pour leur mise en œuvre, la reconnaissance des diplômes et le titre professionnel)
Formations proposées, souvent par des organismes privés, peuvent n’être soumises à aucun contrôle |
| | Définitions |
| Médecine conventionnelle | Notion imprécise et relative, car elle désigne « le système de santé dominant dans un pays et à un moment donné »
(qui peut donc varier selon le pays et l’époque) |
| Médecine intégrative | Associe les thérapies issues de la médecine conventionnelle et les thérapies complémentaires les plus pertinentes =
Permet de proposer un parcours de soin adapté à chaque patient, ses besoins et à ses souhaits
Tient compte de la personne dans sa globalité (corps, émotions, croyances, motivations)
Propose une approche personnalisée, interdisciplinaire, préventive et thérapeutique
(tenant compte de son mode de vie et des ressources locales) |
| Intervention non médicamenteuse | - Protocole de prévention (se distinguant ainsi d’une thérapeutique, non médi- camenteuse), santé ou de soin efficace, personnalisé, non invasif, encadré par un professionnel qualifié, hors chirurgie et dispositif médical
Nombreuses INM sont validées avec un haut niveau de preuve
(ex. psychothérapies, régimes, méthodes de rééducation, méthodes d éducation thérapeutique …) |
| Thérapies complémentaires | Méthodes à visée préventive ou thérapeutique utilisées en complémentarité avec la médecine dite conventionnelle :
Définition OMS : « thérapies qui ne sont pas complètement intégrées au système de santé dominant dans le pays ».
Terme « pratiques de soins non conventionnelles » est celui retenu par le Ministère de la santé pour désigner un groupe hétérogène de thérapies considérées comme ne faisant pas partie de la « médecine conventionnelle ». |
| Soins de support | Premiers « soins complémentaires » destinés à aider et améliorer le bien-être des patients ayant un cancer
→ désormais partie intégrante du parcours de soins en cancérologie (cf item 295) |
| Médecines traditionnelles | Dystèmes de pensée où la santé est envisagée dans un environnement socio-culturel particulier
→ ex. médecines traditionnelles chinoises, médecines traditionnelles africaines, médecines ayurvédiques … |
| Thérapies alternatives | Renvoie à « l’usage alternatif » qui peut être fait de certaines thérapies (par des patients ou des praticiens) :
Terme de « médecines parallèles » rejoint cette même idée
Présentent un risque de dérives, abusives, charlatanesques ou sectaires
(retard de traitement, refus de soin, errance thérapeutique, perte de chance) |
Principales thérapies complémentaires
Acupuncture et médecines traditionnelles chinoises (MTC)