https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/category/anesthesiques-generaux
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| Ambulatoire ? |
Plus de 50% sont réalisés en ambulatoire, avec un objectif à terme d'atteindre 70% |
| 5 interventions les plus fréquentes |
Regroupant 1/3 des interventions réalisées sous anesthésie sont : |
- Endoscopies digestives
- Accouchements par voie basse et césariennes
- Interventions sur le cristallin (cataracte)
- Chirurgie de la bouche et des dents
- Libérations du canal carpien |
| Mortalité | En raison des procédures de sécurité très rigoureuses qui entourent le processus anesthésique en France, dont son encadrement juridique, la mortalité directement imputable à l'anesthésie a été considérablement réduite :
- Début des années 1980 (1 décès pour 10.000 anesthésies) à 1999 (1 décès pour 150.000)
- Actuellement : 1/200.000 décès imputable à l’anesthésie |
Aspects réglementaires
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📌 Ainsi, pour tout patient dont l'état nécessite une AG/ALR, les établissements de santé doivent assurer les garanties suivantes :
-
Consultation pré-anesthésique, lorsqu'il s'agit d'une intervention programmée
-
Visite pré-anesthésique
-
Moyens nécessaires à la réalisation de cette anesthésie
-
Surveillance continue après l'intervention
-
Organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l'intervention ou à l'anesthésie effectuée
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-
Consultation pré-anesthésique (ou consultation anesthésique)
-
Visite pré-anesthésie
Différents types d'anesthésie
| Anesthésie générale | Définie par une perte de conscience réversible induite par l'administration d'un hypnotique souvent associé à un agent analgésique
Curare est fréquemment employé afin de provoquer une paralysie musculaire facilitant l'intubation trachéale ainsi que le geste chirurgical |
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| Anesthésie locorégionale | Vise à interrompre transitoirement la transmission de la conduction nerveuse tout en préservant l'état de conscience, selon le site d'injection de l'anesthésique local, on distingue 2 types d'ALR : périmédullaire (autour de la moelle épinière) ou périphérique (autour du nerf)
Techniques d'ALR sont indiquées dans le cadre anesthésique (permettant l'intervention chirurgicale) mais également à des fins analgésiques (per-opératoire, post-opératoire, obstétricales, ou encore dans le cadre de la prise en charge d'une douleur chronique)
Bénéfice global de l’ALR vs AG :
- Réalisation ALR ou AG n’a pas d’influence statistique globale sur la morbidité/mortalité pour une intervention donnée ⭐️
- ALR peut réduire la morbidité post-opératoire chez certains patients
- ALR permet une meilleure analgésie post-opératoire possible pour une intervention donnée
- ALR permet de débuter la réhabilitation le plus précocement possible après la chirurgie, et fait donc parti des programmes de RAC
- ALR est souvent associée à l’AG pour les interventions lourdes (ex. thoracotomie, laparotomie) afin de :
→ Réduire les morphiniques en per-opératoire (afin de réduire leurs effets secondaires : iléus, nausées/vomissements, confusion …)
→ Optimiser l’analgésie en post-opératoire (effet prolongé des anesthésiques locaux, surtout si perfusion continue sur cathéter) |
| Anesthésie locale | Administration d'un anesthésique local en regard de la zone à opérer ou à analgésier :
- Voie d’administration soit par infiltration (intra-dermique, sous-cutanée ou plan de diffusion) soit par voie topique (par contact)
- Anesthésie locale peut être réalisée en urgence ou en programmé par tout médecin quelle que soit sa spécialité |
Focus
- Anesthésie générale en urgence
- Analgésie obstétricale
- Réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC), Prise en charge ambulatoire
Anesthésie générale
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AG reste la technique de référence dans de nombreux cas, et permet de réaliser tous les actes chirurgicaux/ interventionnels en urgence ou programmé
- Propriétés des médicaments de l'anesthésie générale
- Complications liées à l’AG (en dehors des complications liées à la chirurgie)
- Passage en SSPI
| Préparation | - Check-list HAS dite « de sécurité au bloc opératoire » (vérification de l’identité, du type d’intervention …)
- VVP, Monitorage multiparamétrique (FC, ECG, PA non invasive automatisée, SpO2)
- Mesure de la concentration en O2, CO2, et gaz anesthésiques des gaz inspirés et expirés
- Monitorage de la curarisation est associé si un curare est utilisé lors de la procédure
- EEG simplifiés possibles pour monitorer la profondeur de l'anesthésie
- Antibioprophylaxie couvrant le geste chirurgical, si indiquée : sera administrée 30 minutes avant l'incision
- Réchauffement externe dès l'arrivée du patient en salle d'intervention : afin de prévenir l’hypothermie péri-opératoire
- Pré-oxygénation (ou dénitrogénation = remplacement de l'azote par de l'O2), avant l'induction de la perte de conscience :
→ Via masque facial avec FiO2 à 100%, pendant ≥ 3 minutes jusqu'à l'obtention d'une fraction d'oxygène expirée > 90% 🎯
→ Objectif de saturer les réserves en oxygène de l'organisme, et notamment la capacité résiduelle fonctionnelle du poumon
(assurer une apnée de sécurité la plus longue possible en cas de difficulté d'accès aux voies aériennes lors de l'intubation) |
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| Induction (phase 1) | - Hypnotique : induction de la perte de conscience
- Analgésique opioïde : permet le contrôle de la réponse neurovégétative de stress induite par la douleur
- Afin de contrôler les voies aériennes en raison de bradypnée-apnée induite par les hyponotiques et opioïdes :
→ Ventilation assistée (manuellement ou mécaniquement au masque facial, puis IOT ou masque laryngé) :
→ Curare : recommandé si une IOT est prévu pour relâcher la musculature pharyngo-larungée et faciliter le geste |
| Entretien (phase 2) | - Phase d’entretien est assurée par :
→ Hypnotique (constant) + Analgésique opioïde (souvent)
→ Curare : si nécessité d’un relâchement musculaire complet (ex. chirurgie thoacique et abdominale)
- Homéostasie doit être maintenue en préservant l'hémodynamique, la volémie, la normothermie et l'équilibre métabolique
- En fin d'intervention, la prise en charge de la douleur post-opératoire est anticipée par une analgésie « multimodale » ⭐️ :
→ Analgésie post-opératoire doit être précoce (avant réveil du patient)
→ Multimodale : associant antalgiques de différents paliers et cibles pharmacologique selon l'intensité douloureuse attendue
→ Morphine est le produit de référence pour l’analgésie post-opératoire
- Prophylaxie des nausées-vomissements post opératoires est réalisée selon les facteurs de risque du patient
(mal des transports, sexe féminin, patient non tabagique, administration per-opératoire de morphiniques) |
| Réveil (phase 3) | Arrêt des médicaments de l'anesthésie permet au patient de recouvrer un état de conscience normal
Phase de réveil débute en salle interventionnelle et elle est poursuivie dans une salle spécifiquement dédiée :
→ Salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI), souvent encore appelée « salle de réveil » |