Il existe un continuum entre l’AM et la boulimie : un même patient peut passe d’une pathologie à une autre au cours de sa vie
| Prévalence |
Prévalence sur la vie : 1% (2% chez les femmes, 0,5% chez les hommes) |
| Sex-ratio |
Prédominance féminine (3F/1H) |
| Âge de |
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| survenue |
- Pic de survenue à l'adolescence et au début de l'âge adulte |
| (âge de début est légèrement plus tardif que celui de l'AM) |
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- Début pré-pubertaire ou tardif est rare |
| Population
à risque | Population à risque est proche de celle de l'anorexie mentale, le fait d'avoir eu une anorexie mentale est un facteur de risque important, des antécédents de violences sexuelles doivent être recherchés |
| Comorbidités
psychiatriques
et addictives | - EDC (très fréquent)
- Troubles addictifs (30-40% des cas : alcool, tabac, médicaments anxiolytiques)
- Trouble bipolaire
- Personnalité borderline, Troubles anxieux, Phobie sociales : plus rare |
| Évolution
Pronostic | - Évolution est plus rapidement résolutive que l’anorexie mentale
- Taux de mortalité est estimé à +2% par tranche de 10 ans
(risque de passage à l’acte suicidaire élevé selon pédiatrie) |
Démarche diagnostique : crise de boulimie
- Critère DSM-5 de la boulimie
- Sémiologie psychiatrique : boulimie
- Éléments cliniques : boulimie
- Diagnostics différentiels de la boulimie/hyperphagie boulimique
- Complications somatiques de la boulimie
Bilan clinique/paraclinique
- Bilan clinique
- Bilan paraclinique
Prise en charge : boulimie (et de l’hyperphagie boulimique)
- Objectifs
- Indications d’hospitalisation
| Points communs avec anorexie | - PEC pluridisciplinaire, interrompue, contractualisée, prolongée (≥ 1 an après rémission)
- PEC en ambulatoire préférentiellement (sauf indications d’hospitalisation) |
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| Self-help | Programmes d’auto-assistance regroupent un ensemble d’outils (livres, site internet ...) qui vont permettre au patient d’augmenter ses connaissances et lui apporter des compétences et des outils pour diminuer les symptômes voire les faire disparaître
→ ces programmes sont bien validés dans la boulimie et hyperphagie boulimique |
| PEC nutritionnelle | Travail diététique et nutritionnel est paradoxalement assez proche de celui effectué dans l’anorexie mentale :
- Renutrition initiale si nécessaire
- Réapprendre à s’alimenter selon des schémas réguliers ****avec alimentation diversifiée et suffisante
- Réapprendre la modération alimentaire (pondération) |
| Psychothérapie | - Objectifs et Aspects de la prise en charge sont les mêmes que dans l’anorexie mentale avec en plus :
→ Repérage des signes annonciateurs de la crise
→ Technique pour désamorcer la crise
- Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : a démontré son efficacité (partielle)
- Éducation thérapeutique et Affirmation de soi
- Autres approches possibles :
→ Thérapie familiale, Approches à médiation corporelle (sophrologie, relaxation, psychomotricité, art-thérapie ...)
→ Entretiens motivationnels, Psychothérapie de soutien, Thérapies d’inspiration psychanalytique |
| Médicament | ISRS ****(fluoxétine à une dose plus élevée que dans l’épisode dépressif caractérisé) est efficace dans la boulimie
(association de la fluoxétine à la TCC n’a cependant pas démontré de supériorité par rapport à la TCC seule) |