https://www.pedia-univ.fr/deuxieme-cycle/referentiel/neurologie/cephalee-aigue-chronique
Démarche diagnostique
Démarche diagnostique de diffère pas sensiblement de la démarche diagnostique chez un patient adulte
- Interrogatoire
- Examen clinique
- Drapeaux rouges devant des céphalées chez l’enfant 🚩
Explorations complémentaires devant une céphalée chez l’enfant
| Imagerie cérébrale | TDM injectée (plus accessible) ou IRM (meilleure analyse de la moelle spinale cervicale, de la fosse postérieure ou de la charnière) :
Indications :
- Modification du caractère des céphalées
- Anomalie de l'examen neurologique
- Signes d'HTIC, Vomissements persistants ou augmentant en fréquence, Trouble visuel et/ou de l'oculomotricité
- Signes évocateurs d'une atteinte hypothalamo-hypophysaire
- Retard ou infléchissement statural |
| --- | --- |
| Autres explorations | Plus rarement, selon l'orientation diagnostique :
- Glycémie capillaire
- Dosage de CO
- Sérologies virales
- Étude du LCS : si suspicion d'infection neuroméningée ou d'HTIC bénigne (mesure de la pression d'ouverture)
- Fond d'œil (œdème papillaire) |
Principales causes à évoquer devant une céphalée chez l’enfant
- Orientation diagnostique devant des céphalées présumées pathologiques (schéma à rajouter)
| Céphalées récentes à début soudain | - En contexte fébrile :
→ Infection virale banale : le plus souvent en cause
→ Infection neuroméningée (rechercher des signes en faveur : trouble de conscience, signes méningés, signes de focalisation)
- En l’absence de fièvre :
→ Hémorragie méningée = diagnostic à ne pas rateR
→ Étiologies plus fréquentes : céphalées traumatiques/post-traumatiques, HTA, intoxication au CO, ou 1ère crise migraineuse |
| --- | --- |
| Céphalées récentes d’aggravation progressive | Priorité est de rechercher un processus expansif intracrânien :
- Céphalées sont le signe révélateur de la tumeur dans 70% des cas
- Tumeurs de l'enfant sont le plus souvent situées au niveau de la fosse postérieure, surtout avant < 5 ans
(manifestations : syndrome cérébelleux, atteinte des paires crâniennes, en particulier oculomotricité)
- Signes d’HTIC, FO (œdème papillaire, peut être normal chez jeunes enfants), Imagerie
- Normalité de l'imagerie cérébrale couplée à l'étude du LCS conduisent au diagnostic d'HTIC idiopathique
(obésité, photopsies, médicaments : œstroprogestatifs, cycline, dérivés de la vitamine A, corticoïdes) |
| Céphalées chroniques paroxystiques | - Céphalées de type tension épisodiques = cause la plus fréquente en population générale
- Migraine = cause la plus fréquente en consultation hospitalière
- Céphalées trigéminovasculaires (algies vasculaires de la face) : exceptionnelles avant 10 ans |
| Céphalées chroniques non progressives | - Céphalées chroniques quotidiennes (définies par ≥ 15 jours de céphalées /mois, pendant ≥ 3 mois) :
→ Migraine chronique +++ : à partir d’une migraine épisodique, sous l’effet d’une comorbidité psychiatrique et/ou abus d’antalgiques
→ Céphalées quotidiennes nouvelles persistantes (CCQ de novo = 2ème cause)
- Céphalées post-traumatiques persistantes : surviennent après un intervalle libre qui peut aller jusqu'à 7 jours
- Céphalées de cause extra-crânienne (œil, sinus, dents, rachis cervical) : éphalées projetées et sont surestimées par les médecins, coexistence de céphalées et d'un trouble de réfraction ou d'une atteinte sinusienne sur une imagerie ne suffit pas pour retenir ce diagnostic ❌ et, outre des arguments de présomption clinique convaincants, il faut exiger leur disparition avec la correction de l'anomalie causale supposée
- Céphalées psychogènes (fréquente, mais diagnostic d’exclusion) |
- Particularités des manifestations d’HTIC chez l’enfant
- Migraine chez l’enfant