Affections de la conjonctive ont un cortège de signes communs qui témoignent d'une irritation de surface
- Images du collège + ophta facile
| Tableau |
OEIL ROUGE DOULOUREUX, sans BAV |
| Rougeur ? |
Oeil rouge par hyperhémie conjonctivale diffuse |
| Douleur ? |
- Sensation de corps étranger |
- Grains de sable ou de poussière
- Perception de brûlure ou de cuisson
- Prurit |
| BAV ? | - Gêne visuelle transitoire : dûe à la présence de sécrétions devant l’axe optique, améliorée par le clignement palpébral ou le lavage
- Baisse d'acuité visuelle permanente + Douleurs : traduit une atteinte cornéenne centrale (kérato-conjonctivite) ⚠️ |
| Causes | Origines variées : causes infectieuses, inflammatoires ou encore allergiques |
Conjonctivites infectieuses
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Conjonctivites bactériennes aiguës |
Conjonctivites virales |
| Germes |
Cocci à Gram positif (principalement streptocoque ou staphylocoque) |
Adénovirus, Épidémies (famille, collectivité), extrêmement contagieuses |
| Latéralité |
Uni-ou bilatérales, parfois avec un intervalle libre avant l'atteinte du 2ème œil |
Unilatéral initialement, bilatéralisation en quelques jours par auto-contamination |
| Présentation clinique |
- Rougeur conjonctivale : diffuse, prédominant dans le cul-de-sac inférieur |
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- Sécrétions mucopurulentes : collant les paupières le matin au réveil avec aspect en poils de pinceau
- Chémosis/Oedème conjonctival, Oedème palpébral : dans les cas les plus sévères | - Hyperhémie conjonctivale franche, souvent accompagnée d'hémorragies
- Sécrétions claires
- Adénopathie prétragienne sensible : signe la cause infectieuse |
| Prélèvement | Prélèvement conjonctival par écouvillonnage seulement si :
→ Forme grave ou résistante à ce traitement de 1ère ligne | Test diagnostique rapide sur un échantillon lacrymal conjonctival :
→ si doute avec une conjonctivite bactérienne |
| Traitement de 1ère ligne | Traitement probabiliste sans prélèvement :
- Hygiène des mains : prévention de l'entourage
- Lavages fréquents : au sérum physiologique ou un soluté isotonique pharmaceutique
- Collyre antiseptique 4 à 6 fois/jour qui s'avère habituellement suffisant (pas d’ATB systématique en l’absence de signe de gravité, sinon prescrite à la même fréquence et ciblée sur CG+) | Traitement symptomatique :
- Nettoyage de la surface oculaire + Instillation de produits mouillants
- Corticoïdes locaux après ablation des membranes : si forme sévère
(CTC uniquement dans les formes sévères, car prolonge le portage viral) |
| Évolution | - Guérison sans séquelles habituellement
- Si larmoiement chronique ou épisodes infectieux récurrents : rechercher un trouble de perméabilité des voies lacrymales (notamment aux âges extrêmes de la vie), surtout si unilatéral | - Évolution est en règle spontanément favorable en 10 à 15 jours
- Complications possibles ⚠️ : membranes fibrineuses et/ou kératoconjonctivite |
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📌 Signes négatifs : Pas de douleur intense/profonde, Pas de BAV persistante
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- Conjonctivites bactériennes aiguës
- Conjonctivites virales
- Conjonctivites bactériennes chroniques
Conjonctivites allergiques
- Conjonctivite allergique saisonnière et perannuelle
- Kérato-conjonctivite vernale (ou conjonctivite printanière)
- Kératoconjonctivite de la dermite atopique
- Conjonctivite de l’allergie de contact
Kératoconjonctivite sèche ou sécheresse oculaire
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✅ Très fréquente, plus souvent qualitative que quantitative, l'insuffisance de la sécrétion lacrymale = 1ère étiologie de conjonctivite
→ entraîne une altération de la trophicité des cellules épithéliales (conjonctival ± cornéen)
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- Étiologies
- Images (BUT et rupture du film lacrymal et marquage épithélial )
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Démarche diagnostique |
| Présentation |
- Atteinte conjonctivale : Rougeur oculaire modérée + Sensation de grains de sable ou Douleurs oculaires superficielles |
- Baisse d'acuité visuelle dans les syndromes secs sévères :
→ Soit par atteinte épithéliale cornéenne centrale
→ Soit par altération de la qualité du dioptre cornéen par rupture prolongée du film lacrymal |
| Test de Schirmer | Test de Schirmer est un examen quantitatif de la sécrétion lacrymale, réalisé sans anesthésie :
- Placer une bandelette de papier graduée au niveau du cul-de-sac conjonctival inférieur
- Mesurer la zone humidifiée après 5 minutes
- Résultat positif : hyposécrétion est franche si l'imprégnation < 5 mm |
| BUT | Break-up time ou Temps de rupture du film lacrymal (estimation quantitative de la qualité du film lacrymal) :
- Instillation d'une goutte de fluorescéine dans le cul-de-sac conjonctival inférieur
- Répartition de la goutte dans le film lacrymal lors des clignements, permettant sa visualisation avec un filtre bleu
- Analyser la stabilité du film lacrymal : demander au patient de ne plus cligner, et chronométrer le délai de rupture spontanée |
| Surface cornéenne | - Examen en lumière bleue de la surface cornéenne : kératopathie épithéliale ponctuée, sensibilisé par un filtre jaune
- Examen de la surface conjonctivale :
→ Instillation d’une goutte de fluorescéine : permet de grader la kératoconjonctivite sèche (classification d'Oxford)
→ Application de vert de lissamine (peu utilisé) : colore les cellules épithéliales moribondes dans la zone d'ouverture palpébrale |
| | Prise en charge de la sécheresse oculaire |
| En 1er lieu | - Instillation de substituts lacrymaux (idéalement sans conservateurs) : larmes artificielles (flacons) ou gels (tubes)
- Éviction des facteurs irritants ou aggravants
[vapeurs chimiques, tabac, poussière, soleil (lunettes teintées), climatisation, air sec ou air chaud pulsé (humidificateurs)]
- Amélioration de la stabilité lacrymale par des soins de paupières adaptés : chauffage puis massage
(facilite l’excrétion de gras par les glandes de meibomus, le gras diminue l’évaporation des larmes) |
| Selon les cas | - Traitement chirurgical : occlusion temporaire ou permanente des points lacrymaux
- Traitements généraux : parasympatholytiques sécrétagogues, fluidifiants
- Traitements locaux : CTC locaux en cures courtes ou Ciclosporine topique en traitement prolongé dans certains cas sélectionnés
- Port éventuel de lunettes à chambre humide ou de Verres scléraux : si l'atteinte est sévère |
| NON | AINS |