- Rappels d’anatomie sur le massif facial moyen
| Syn. |
Egalement appelée fracture-disjonction cranio-faciale ou fracture occluso-faciale |
| Cause |
- Traumatismes à haute cinétique induisant un choc facial violent |
- Choc sous-nasal induit plutôt un Lefort I ou II |
| Dogme | Tous ces patients doivent être considérés comme des traumatisés crâniens, au moins légers
(en raison de la violence du choc) |
| Foyers de fractures | Fractures occlusofaciales de Le Fort ont en commun :
- Processus ptérygoïdes : systématiquement fracturés
- Séparation du plateau palatin de la base de crâne : à une hauteur variable selon la fracture |
| Panfaciale | Fracture panfaciale = fracture occlusofaciale + fracture mandibulaire |
| Mobilité ? | Fracture responsable d’une mobilité du massif moyen de la face par rapport à la base du crâne : cette mobilité ne peut se concevoir qu’en cas d’interruption de la suture ptérygo-maxillaire secondaire à une fracture des processus ptérygoïdes de l’os sphénoïde :
- Fracture des processus ptérygoïdes est secondaire à un choc violent
(accident de la voie publique, chute d’une hauteur importante, coups multiples violents…)
- Fracture va « disjoindre »/séparer le massif facial moyen de la base du crâne entraînant :
→ Mobilité de l’arcade dentaire maxillaire (également appelée plateau palatin)
→ Possible trouble occlusal
Autrement dit, la fracture des processus ptérygoïdes de l’os sphénoïde est pathognomonique d’une fracture de Le Fort (fracture des processus ptérygoïdes = fracture de Le Fort) |
Démarche diagnostique : Fractures occlusofaciales de Le Fort
https://radiopaedia.org/articles/le-fort-fracture-classification
- Classification de Le Fort
- Présentations cliniques spécifiques selon le type de Le Fort
| Éléments cliniques communs | - Trouble de l’occlusion dentaire classiquement présent :
→ Mécanismes : recul et bascule en bas et en arrière du plateau palatin
→ Inspection : contacts molaires prématurés bilatéraux + pseudobéance antérieure
→ Impotente fonctionnelle associée : aspect figé, bouche entrouverte, douleur s'exagérant à la tentative d'occlusion
« impression que les dents ne se touchent pas comme avant »
- Épistaxis fréquente : complication précoce commune à tous les stades, peut être massive
(témoins de plaies de la muqueuse des fosses nasales et/ou hémosinus)
- Risque infectieux car fractures ouvertes (fosses nasales, sinus maxillaires, cellules ethmoïdales) |
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| Imagerie | Scanner craniofacial non injecté en coupes millimétriques avec reconstructions dans les 3 plans
(à noter, le pneumorbite faisant également suspecter une fracture des parois orbitaires : Le Fort II et/ou III) |
- Images (troubles de l’occlusion dentaire d’une fracture de Le Fort 1
- Images (Le Fort II) + fracas panfacial
- Complications tardives (rang C)