Effets secondaires
- Listes des effets secondaires (ils résultent de la privation hormonale)
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⚠️ Grossesse est contre-indiquée à la fois en mettant en jeu :
- Pronostic lié au cancer (risque de récidive)
- Développement foetal sous traitement foetal
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Cancer de la prostate
- Axe hypothalamo-hypophyso-gonadique (homme)
Ici, on présente les modalités de l'hormonothérapie telle qu'elle peut être envisagée dans le cadre des traitements adjuvants à la radiothérapie, les modalités d'usage de ces traitements à la phase métastatique ne seront pas détaillées, de même que les hormonothérapie dites de 2ème génération, qui n'ont pas à ce jour d'indication au stade localisé
| Rationnel | - Cellules épithéliales de la glande prostatique normale et le cancer de la prostate sont sensibles aux androgènes
(retrait des androgènes entraîne une apoptose massive dans la glande normale et dans les cellules cancéreuses)
- Parmi les cellules tumorales, un contingent est capable de survivre (résistance à la castration) et de se développer ultérieurement, l’hormonothérapie seule ralentit l'évolution du cancer mais ne peut le guérir, il s'agit d'un traitement palliatif si n'est pas combiné à la radiothérapie |
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| Objectif | Traitement hormonal du cancer de la prostate a pour objectif de diminuer la testostérone circulante < 50 ng/dL ou 0,5 ng/mL 🎯: |
| Indications,
Durée | Pas d’hormonothérapie isolée (sauf si métastases), Hormono-radiothéapie > radiothérapie exclusive dans haut/moyen risque :
- Suppression androgénique à vie : au stade métastatique, ou en cas de récidive biologique
- Suppression androgénique ≥ 18 mois (voire jusqu'à 3 ans) : Haut risque (hormonothérapie en adjuvant à la radiothérapie)
- Suppression androgénique raccourcie à 6 mois : Risque intermédiaire (hormonothérapie en adjuvant à la radiothérapie) |
| Bilan pré-hormonothérapie | - FR : CV, ostéoporose, chute, troubles de l'humeur, troubes de la sexualité
- PA, poids, taille, IMC, périmètre abdominal
- Examens complémentaires : Glycémie à jeun + Bilan lipidique**,** Vitamine D + Ostéodensitométrique |
| Effets secondaires | Effets secondaires sont d'autant plus importants que le traitement est maintenu longtemps, dès 6 mois de traitement :
- Fatigue : difficilement quantifiable mais fréquente
- Bouffées de chaleur (50-80%)
- Dysérection (90-95%) : altération des érections et de la libido, aggravée par diminution de volume des OGE*
- Gynécomastie (apparition fréquente)
- Déperdition du capital osseux : précoce (6-12 mois), profonde (plus intense que l’ostéopénie de le femme ménopausée)
- FRCV, syndrome pseudométabolique : insulinorésistance, FR de diabète, masse maigre ↓, masse grasse ↗ , LDLc ↗ , HDLc ↗
(syndrome pseudométabolique diffère du syndrome métabolique par son profil lipidique)
- Troubles psychologiques voire Neurologiques : augmentation du risque dépressif, risque de détérioration cognitive |
| NON | Pas d’arthralgie, ni de thrombose en comparaison à l’hormonothérapie des cancers du sein |
Cancer du sein
Cancer du sein, tumeur typiquement œstrogéno-dépendante
- Mécanismes de l’hormonothérapie dans le cancer du sein
- Effets secondaires de l’hormonothérapie dans le cancer du sein
| Indication |
Récepteurs hormonaux positifs (RO et/ou RP ≥ 10 % |
| Quand ? |
Prescrite en situation adjuvante, à la fin des traitements initiaux |
| Durée |
Durée minimale de 5 ans (parfois étendue jusqu'à 10 ans pour les formes les à plus à risque de récidive) |
| Avant la ménopause |
- Tamoxifène = Anti-oestrogène : systématique, en comprimés |
- Analogues de la LH-RH associés pour une suppression ovarienne : si < 35 ans + facteurs de gravité (discutée en RCP) |
| Après la ménopause | - Anti-aromatase (anastrazole, létrozole, exémestane : en comprimés)
- Tamoxifène reste possible si contre-indication aux anti-aromatases après la ménopause |
| Intérêt | Hormonothérapie permet de diminuer le risque de récidive de 40%, et le risque de décès par cancer du sein de 30% |