Diagnostic syndromique des IRA organiques
- Indications d'une ponction biopsie rénale (PBR)
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Nécrose tubulaire aiguë |
Néphropathie interstielle aiguë |
Glomérulopathie aiguë |
Néphropathie vasculaire aiguë |
| Fréquence |
80% |
5% |
5% |
10% |
| Physiopath. |
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| de l’IRA |
*- Diminution de Pcg |
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| (vasoconstriction de l’afférente) |
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- Augmentation de Pu
(débris cellulaires intra-tubulaires*) | Augmentation de Pu
(oedème interstitiel) | Diminution de Kf
(diminution de la surface
de filtration) | Diminution de Pcg |
| HTA | Non, IRA « nue », plutôt collapsus si NTA ischémique | Non | Oui | HTA au 1er plan |
| Oedèmes | Non, IRA « nue » | Non | Oui | Non |
| Protéinurie | Protéinurie tubulaire < 1 g/jour
(< 50% albumine, ⍺/β-globulines) | Protéinurie tubulaire < 1 g/jour
(< 50% albumine, ⍺/β-globulines) | Protéinurie glomérulaire > 1 g/jour
(≥ 60% d’albumine) | Variable |
| Hématurie microscopique | Non, IRA « nue » | Possible | Constante (± GR déformés ou cylindres hématiques) | Non |
| Hématurie macroscopique | Non, IRA « nue » | Possible
(totale, indolore, sans caillots) | Possible
(totale, indolore, sans caillots) | Possible (ex. infarctus rénal)
(totale, indolore, sans caillots) |
| Leucocyturie | Non, IRA « nue » | Possible, Éosinophilurie pathognomonique de NIA immuno-allergique | Non | Non |
| Infection urinaire | Non, IRA « nue » | Possible | Non | Non |
| Étiologies
Contexte | - NTA ischémique : état de choc
- NTA toxique :
→ PDC iodés, Médicaments
→ Lyse cellulaire
→ Tubulopathie myélomateuse ⭐️
(EPS si > 50 ans) | - NIA infectieuses
(PNA bilatérale ++)
- Médicaments :
→ NIA médicamenteuse toxiques
→ NIA immuno-allergique
- Infiltration tumorale (lymphome) | - GNA post-infectieuse
- GNRP
- Néphropathies lupiques
(GN membrano-proliférative) | - Néphroangiosclérose maligne
- MAT
- Thrombose aiguë (PAN, SAPL)
- Emboles de cholestérol
- Crise sclérodermique |
Prise en charge de l’IRA organique
| Mortalité | - Mortalité associée à la mono-défaillance rénale : 10%
- Mortalité des IRA survenant en réanimation (souvent après choc, ou après chirurgie lourde) : 40% |
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| Prévention des complications | - Adaptation des posologies des médicaments à la fonction rénale
- Prévention des hémorragies digestives par IPP
- Prévention de la dénutrition liée au catabolisme azoté :
→ Apports caloriques suffisants : 20-40 cal/kg/jour
→ Apports azotés suffisants : 0,2-0,3 g/kg/jour |
| Troubles hydro-électrolytiques | - Traitement de l'hyperkaliémie : sel de calcium, G10%, insuline, salbutamol, résines échangeuses d’ions
- Hydratation extracellulaire : diuérique de l’anse, épuration extra-rénale si absence de réponse ou OAP menaçant
- Hyperhydratation intracellulaire fréquente, souvent modérée sans conséquence clinique
(souvent liée à un apport excessif d'eau alimentaire, ou iatrogène : apport inapproprié de solutés hypotoniques) |
| Acidose métabolique | On ne traite pas l'acidose métabolique à la phase aiguë de l'IRA dans la majorité des cas, car :
- Acidose pourrait avoir un effet cytoprotecteur (épargne énergétique)
- Alcalinisation présente des risques (2)
→ Apport en bicarbonate de sodium augmente la production de CO2 qui doit être éliminé par poumon
→ Alcalinisation peut aggraver l'acidose lactique (relance la glycolyse et la production de lactates par les cellules)
- Situations où l’acidose est traitée :
→ Perte digestive de bicarbonate (acidose métabolique hyperchlorémique) : alcalanisation justifiée
→ Acidose métabolique sévère pH < 7,20 : épuration extra-rénale (dialyse) |
| Épuration
extra-rénale | - Hémodialyse, requiert : cathéter de dialyse veineux central de gros calibre (fémoral ou jugulaire interne), un générateur (machine) de dialyse, ainsi qu'un circuit (circulation extracorporelle) pour lequel une anticoagulation est nécessaire
- Dialyse péritonéale n'est pas utilisée en situation aiguë ❌ |