https://www.urofrance.org/lafu-academie/formation-du-college/referentiel-du-college-durologie-6eme-edition/chapitre-11-item-161-infections-urinaires-de-ladulte-et-de-lenfant/
https://manuel4.cuen.fr/spip.php?rubrique24
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/pilly-etudiant/items-edition-2023/pilly-2023-item-161.pdf
https://www.ce-mir.fr/sites/www.ce-mir.fr/files/medias/documents/48. Sepsis urinaire grave.pdf (formes graves)
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Épidémiologie des infections urinaires |
| Fréquence |
- Infections urinaires communautaires = 2nd site d'infection bactérienne (après infection bronchopulmonaire) |
- Infections urinaires parenchymateuses (PNA, prostatites aiguës) = 3ème cause d’état septique grave (après infections respiratoires et abdominales) |
| Sex-ratio | Prédominance féminine, ⅓ des femmes a une infection urinaire au cours de sa vie, grossesse eest un facteur faovrisant |
| Âge | - Homme : augmentation de la fréquence après 50 ans (du fait de la pathologie prostatique)
- Femme, fréquence augmente avec l'âge avec 2 pics : début de la vie sexuelle, après la ménopause |
| Facteurs favorisant | - Mictions rares/retenues/incomplètes, Boissons insuffisantes
- Diabète, Transplantation rénale, Anomalie de l’arbre urinaire anatomique ou fonctionnelle |
| | Définitions |
| IU simple | Femme, sans FR (souvent dues à des souches bactériennes virulentes : uropathogènes) |
| IU à risque de complication | IU à risque de complication peuvent être liées à des bactéries moins virulents, qui profitent d'un terrain favorable :
- Anomalies organiques ou fonctionnelles de l'arbre urinaire : Résidu vésical post-mictionnel, Reflux vésico-urétéral, Lithiase ou corps étranger dans les voies urinaires, Tumeur, Syndrome de la jonction urétéro-pyélique, Polykystose rénale, ATCD de chirurgie urologique (dont transplantation rénale)
- Sexe masculin (en raison de fréquence des anomalies anatomiques ou fonctionnelles sous-jacentes)
- Âge > 75 ans, ou Âge > 65 ans, avec ≥ 3 critères de fragilité de Fried
- Grossesse
- Insuffisance rénale chronique sévère (clairance < 30 mL/min, ou DFG < 30 ml/min/1,73 m²)
- Immunodépression grave (VIH avec CD4 < 200, transplanté, greffe de CSH immunosuppresseur, biothérapie, chimiothérapie) |
| IU grave | IU graves concernent seulement les PNA et IU masculines (cystites ne sont jamais graves), qui sont associées à :
- Sepsis, Choc septique
- Indication de geste urologique (drainage chirurgical, radiologie interventionnelle, mais hors sondage vésical simple)
→ Obstacle est souvent retrouver dans les formes graves d’infection urinaire
→ Ex. rétention purulente sur lithiase, abcès, pyélonéphrite emphysémateuse ... |
| NON | Diabète (même insulinoréquérant) n'est plus considéré comme un FR de complication, il s’agit juste d’un facteur favorisant |
- Critères de fragilité de Fried
Physiopathologie
- Physiopathologie des infections urinaires
- Microbiologie des infections urinaires
Démarche diagnostique des infections urinaires
| Symptômes fonctionnels urinaires
ou SBAU | SFU témoignent de l'atteinte vésico-urétérale :
- Pollakiurie, Mictions impérieuses, Dysurie
- Brûlures mictionnelles (surtout en fin de miction)
- Urines troubles
- Hématurie macroscopique (présente dans 30% des cystites, n’est pas un signe de gravité) |
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| Syndrome infectieux | - Absents dans la cystite
- Fièvre, Frissons : peut témoigner d'une atteinte parenchymateuse (rein, prostate), évoquent une bactériémie |
| Cystite | - SBAU (symptômes de remplissage surtout), par ordre de fréquence :
→ Brulures prémictionnelles (96% des cas)
→ Pollakiurie (78 %), urgenturies (63 %), nycturie (57 %)
→ Douleurs sus-pubiennes notamment en fin de miction avec ténesmes vésicaux (47 %)
→ Pyurie (28 %), Hématurie (16 %)
- Absence de syndrome infectieux ou signes cliniques de PNA, biologie normale
- Apparition relativement aiguë des symptômes est également un élément fondamental
(si la symptomatologie évolue depuis plusieurs semaines, elle n’est quasiment jamais d’origine infectieuse) |
| PNA | - Prodromes (50%) : signes de cystite inconstants (50%), souvent discrets, quelques jours avant les signes de PNA
- Syndrome infectieux (Fièvre, Frissons, asthénie) : systématique
- Symptômes fonctionnels urinaires : inconstants
- Signes digestifs par iléus réflexe (vomissements, diarrhées, météorisme abdominal) : peuvent être au 1er plan
- Douleur abdominale et/ou lombaire :
→ Installation rapidement progressive en 24-48h
→ Latéralité : unilatérale en général
→ Localisation : au niveau de la fosse lombaire
→ Irradiation : vers les organes génitaux externes
→ Facteur provoquant : Spontanée et/ou Provoquée par la percution de la fosse lombaire
→ Signe physique associé : empâtement de la fosse lombaire parfois |
| IU masculine | - Syndrome infectieux (Fièvre, Frissons, Sueurs)
- Symptômes fonctionnels urinaires : brûlures, pollakiurie, dysurie voire RAU ⚠️
- Douleurs pelviennes indépendantes des mictions (périnéales, urétrales, rectales)
- Douleurs lombaires : possibles, sans forcément qu'une PNA soit associée
- TR : prostate augmentée de volume, douloureuse, consistance typiquement « succulente », régulière
- Formes cliniques moins typiques possibles :
→ Syndrome infectieux isolé : « Toute fièvre inexpliquée chez l’homme jeune doit faire rechercher une IU »
→ Céphalées, arthralgie, syndrome pseudo-grippal, TR normal, forme peu ou pas fébrile |
Examens complémentaires dans les IU
- Bandelette urinaire dans les infections urinaires
- ECBU (examen cyto-bactériologique des urines)
- Place de l’imagerie dans les infections urinaires
Modalités de la prise en charge
- Mesures générales d'hygiène
- Modalités de choix de l'ATB probabiliste dans les infections urinaires
- Antibiothérapie en cas de FR d’EBLSE
Focus