https://www.urofrance.org/lafu-academie/formation-du-college/referentiel-du-college-durologie-6eme-edition/chapitre-11-item-161-infections-urinaires-de-ladulte-et-de-lenfant/
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/pilly-etudiant/items-edition-2023/pilly-2023-item-161.pdf
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✅ Critères diagnostiques sont identiques que chez la femme non enceinte
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| Gravité | IU gravidiques sont à risque de complication (par définition) :
- Conséquences graves possibles pour la mère et pour le foetus
- Notamment risque d’accouchement prématuré (20%, surtout en cas de PNA) |
| --- | --- |
| Fréquence | IU = infection bactérienne la plus fréquente au cours de la grossesse, concerne 10% des femmes enceintes |
| FR | Uropathie organique ou fonctionnelle sous-jacente, ATCD d'IU, Diabète sucré |
| | Étiopathogénie (facteurs favorisants) |
| Facteurs mécaniques | - Compression de la vessie par l'utérus gravide responsable d'une mauvaise vidange vésicale et d'un résidu post-mictionnel
- Compression et étirement des uretères qui peut favoriser un reflux vésico-urétéral
(notamment à droite du fait de la dextroposition utérine en cours de grossesse) |
| Facteurs hormonaux | - Oestrogène : responsables d’une hyperhémie du trigone, favorisant l’adhérence des germes sur l’urothélium
- Progestérone favorise le reflux et la stagnation des urines car :
→ Inhibe le péristaltisme des voies urinaires
→ Diminue le tonus sphinctérien urétéro-vésical |
| Facteurs chimiques | - Alcalinisation des urines
- Glycosurie physiologique (par diminution du seuil rénal de réabsorption du glucose)
- Augmentation de la pullulation microbienne vulvopérinéale et brièveté de l'urètre féminin |
Colonisation urinaire gravidique
- Focus : Traitement recommandé
| Fréquence |
Concerne 5% des grossesses (2 à 10% selon gynéco) |
| Risques en l’absence de traitement |
- Majore le risque de cystite aiguë et PNA (risque à 20-40%) |
- Majore le risque de complications ****foetales (accouchement prématuré, infection néonatale) |
| Femmes
« à risque » | - Uropathie sous-jacente organique ou fonctionnelle (malformation, trouble mictionnels)
- Diabète sucré (type 1, type 2 ou gestationnel)
- ATCD de cystite aiguë récidivante
- Infection ou une colonisation urinaire |
| Dépistage | - Femme enceinte sans FR : BU mensuelle à partir du 4ème mois, jusqu’à l’accouchement → ECBU si BU positive
- Femme enceinte « à risque » : ECBU dès la 1ère consultation, puis 1x/mois jusqu’à l’accouchement |
| Diagnostic | Patiente asymptomatique avec 2 ECBU positifs à la même bactérie (≥ 10⁵ UFC/mL) |
| Traitement | 1. Pas de traitement probabiliste ❌ (attendre le résultat de l'ECBU et de l'antibiogramme)
- Antibiothérapie adaptée, par ordre de priorité selon la sensibilité de la bactérie :
1. Amoxicilline pendant 7 jours
2. Pivmecillinam pendant 7 jours
3. Fosfomycine-trométanol prise unique |
| Suivi | - ECBU de surveillance nécessaire : 8-10 jours après l'arrêt du traitement
- ECBU mensuel jusqu'à la fin de la grossesse
- Si streptocoque de groupe B dans un ECBU lors de la grossesse est associée à une colonisation vaginale, qui nécessitera un prophylaxie en per-partum (même traitement qu’en cas de portage vaginal) |
| RHD | Boissons abondantes (2L/jour), mictions fréquentes et après les rapports sexuels, bonne hygiène périnéale (essuyage d'avant en arrière après la miction) |
Cystite aiguë gravidique
| Particularités cliniques | On peut noter chez la femme enceinte :
- Pollakiurie est moins significative pendant la grossesse
- Contractions utérines possibles, avec Douleur lombaire possible en cas de contraction |
| --- | --- |
| Diagnostic | Cystite + ECBU systématique |
| Risque | Risque maternofoetal (PNA, MAP) → justifie une ATB probabiliste |
| Traitement | 1. ATB probabiliste : Fosfomycine-trométanol (Monuril prise unique) > Pivmecillinam
- Antibiothérapie adaptée, par ordre de priorité selon la sensibilité de la bactérie :
1. Amoxicilline pendant 7 jours
2. En 2nd intention : Triméthoprime |
| Suivi | - ECBU de surveillance nécessaire : 8-10 jours après l'arrêt du traitement
- ECBU mensuel jusqu'à la fin de la grossesse
- Si streptocoque de groupe B dans un ECBU lors de la grossesse est associée à une colonisation vaginale, qui nécessitera un prophylaxie en per-partum (même traitement qu’en cas de portage vaginal) |
| RHD | Boissons abondantes (2L/jour), mictions fréquentes et après les rapports sexuels, bonne hygiène périnéale (essuyage d'avant en arrière après la miction) |
- Prise en charge selon le pilly
- Tableaux sur les traitements (collège gynécologie)
Pyélonéphrite aiguë gravidique
- Hospitalisation initiale recommandée
- Tableaux sur les ATB (collège gynécologie)
| Fréquence | Complique 0,5-1% des grossesses (2% des femmes enceintes dans le cours sur fièvre pendant la grossesse)
→ constitue la 1ère cause de fièvre chez la femme enceinte |
| --- | --- |
| Particularités
diagnostiques | Mêmes critères diagnostiques que chez la femme non enceinte, mais :
- Latéralité : plus souvent à droite que à gauche (pression de l'utérus sur l'uretère droit)
- Symptomatologie est souvent trompeuse chez la femme enceinte :
→ Début progressif sur quelques jours
→ Signes sont peu intenses : simple fébricule, endolorissement lombaire modéré, vagues brûlures mictionnelles
→ Fièvre isolée, souvent intermittente
→ Hématurie fébrile, Urines troubles
→ Aspects pseudo-appendiculaire, pseudo-cholécystique, pseudo-colitique, surtout si signes digestifs |
| Paraclinique ? | - ECBU + NFS, CRP + Ionogramme, créatinine + glycémie
- Hémocultures (3, avec recherche de Listeria si BU faiblement positive), si :
→ Fièvre > 38°C ou Frissons
→ Signes de gravité
→ Doute diagnostique
- Échographie des voies urinaires, avec doppler des jets urétraux (seule imagerie envisagée chez femme enceinte), en urgence (< 24h) si :
→ PNA hyperalgique
→ Doute avec obstacle urétéral, à interpréter en tenant compte de la dilatation habituelle des cavités pyélocalicielles au cours de la grossesse |
| Orientation | Hospitalisation initiale 🏥 |
| Antibiothérapie | 1. ATB probabiliste en urgence (fluoroquinolones sont contre-indiqués en cas de grossesse) :
→ C3G ****parentérale (ceftriaxone ou cefotaxime), si allergie : aztréoname, ou monothérapie amikacine
→ Amikacine : associée si PNA grave pendant 1 à 3 jours
- ATB de relais (au bout de 48h) :
→ Identique aux autres PNA (privilégier amoxicilline si souche sensible, car mieux toléré)
→ Durée totale de ≥ 14 jours (2-4 semaines) |
| Autres mesures | - Surveillance obstétricale :
→ Enregistrement tococardiographique foetal à partir de 25 SA
→ Évaluation du col utérin
→ Élimination d’une rupture prématurée des membranes : si doute clinique ou biologique
- Hydratation maternelle (2L/24h) : en l’absence d’obstacle
- Paracétamol (1g toutes les 6h) : à visée antalgique et antipyrétique si mal toléré
- Tocolytique + Corticothérapie anténale : si risque d’accouchement prématuré |
| Si absence d’amélioration | Si douleurs, hyperthermie persistante en dépit d’une ATB adaptée, il faudra envisager le drainage d’un obstacle
→ notamment en cas d’infection à Proteus mirabilis (lithiase phospho-amoniaco-magnésienne) |
| Surveillance | - ECBU de surveillance nécessaire : 8-10 jours après l'arrêt du traitement
- ECBU mensuel jusqu'à la fin de la grossesse
- Si streptocoque de groupe B dans un ECBU lors de la grossesse est associée à une colonisation vaginale,
(nécessitera un prophylaxie en per-partum (même traitement qu’en cas de portage vaginal) |