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Leucorrhées = pertes non sanglantes de l'appareil génital féminin
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- Leucorrhées physiologiques
- Écosystème vaginal (passage supprimé de la dernière édition 7e)
Démarche diagnostique face à des leucorrhées
- Indications d’analyses complémentaires en laboratoire
| Écoulement | - Leucorrhées blanches caséeuses → Candida albicans
- Leucorrhées purulentes → pyogènes
- Leucorrhées vertes, spumeuses, odeur de moisi (plâtre frais) **→ Trichomonas vaginalis
- Leucorrhées grisâtre, odeur de poisson pourri (snif test) → Vaginose bactérienne (Gardenerella vaginalis) |
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| Signes fonctionnels | - Prurit → mycose ++
- Brûlures → pyogènes ++ |
| Circonstances | - Après un traitement antibiotique (mycose)
- Lors d'une grossesse (physiologique, mycose)
- Port d'un DIU (vaginose bactérienne, IGH)
- Terrain favorisant (diabète, corticothérapie, immunodépression)
- Notion d'IST, changement récent de partenaire |
| Microscope | Examen direct au microscope sur prélèvement de l’épithélium vaginal/cervical lors de l’examen au spéculum
→ peut visualiser un Trichomonas, des fragments mycéliens ou des leucocytes |
| Test à la potasse
(sniff test)
Ancien ref | Consiste à ajouter sur le prélèvement étalé sur lame une goutte de potasse à 10% qui permet de lyser les corps cellulaires et, ainsi, de mieux voir les éléments mycosiques et surtout dégage une odeur de poisson pourri très évocatrice de la présence conjuguée d'anaérobies et de Gardnerella vaginalis signant une vaginose bactérienne |
Étiologies de leucorrhées pathologiques
- Orientation selon les caractéristiques des leucorrhées ⭐️
| Physiopath. | Tout ce qui pourra perturber cet équilibre vaginal favorisera le développement d'une flore pathogène, tout ce qui modifiera l'activité sécrétoire des cellules cervicales pourra être responsable de leucorrhées pathologiques et enfin toute perte provenant du haut appareil génital (endomètre, trompes, ovaires et pelvis) se caractérisera par des leucorrhées pathologiques
Candidose et Vaginose sont dues à des déséquilibres de la flore vaginale et ne sont pas dues à une contamination externe (≠ IST) |
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| Facteurs favorisants | Recherchés en cas de récidive :
- Grossesse, contraception hormonale, progestatifs, périodes de carence œstrogénique, hygiène féminine
- Partenaire |
| Infections | - Trichomonas vaginalis
- Mycose (candida albicans est la levure le plus souvent retrouvée)
- Vaginose bactérienne
- Gonocoque, Mycoplasma genitalium, Chlamydia |
| Néoplasie | - Leucorrhées (± métrorragies provoquées) : peuvent être révélatrices d’un cancer cervical
- Hydrorrhée : doit faire évoquer une pathologie utérine ou tubaire |
| Femme ménopausée | *- Atrophie par carence hormonale (modification de la flore explique l’aspect de vaginite sénile) → traitement hormonal
- Origine néoplasique cervicale, endométriale, ou tubaire (impose un examen gynécologique complet)* |
| Jeune fille | *- Vulvovaginites infectieuses : streptococcus pyogenes, oxyurose, mycose
- Corps étranger intravaginal (au TR)* |
Focus
- Vulvovaginite candidosique
- Vaginose bactérienne (supprimée de la dernière édition du collège de gynéco 6e)