https://www.urofrance.org/lafu-academie/formation-du-college/referentiel-du-college-durologie-6eme-edition/chapitre-14-item-265-lithiase-urinaire/
https://manuel4.cuen.fr/spip.php?rubrique25
- Schéma
- Différents types de calculs
- Facteurs favorisants la lithiase urinaire
| Définition | Maladie multifactorielle qui aboutit à la formation de calculs dans les voies urinaires (cavités rénales, uretères, et plus rarement : vessie, urètre)
→ Lithiase ≠ Calculs, il faut traiter les calculs, puis porter le diagnostic de lithiase urinaire pour éviter les récidives |
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| Prévention | - Touche 5-10% de la population des pays industrialisés, avec incidence en augmentation (à cause des habitudes alimentaires)
- Chaque année en France : 170.000 épisodes aigus de colique néphrétique, donc 90% sont liés aux calculs |
| Sex-ratio | Prédominance masculine : 2H/1F |
| Âge moyen | Âge moyen de survenue du 1er calcul : 35 ans chez l'homme, 40 ans chez la femme |
| Lithogenèse | 1. Sursaturation ****urinaire : excès de concentration d'une substance dans les urines par rapport aux capacités de dissolution de celles-ci
(saturation dépend de la concentration, du pH urinaire dans certains cas, de la présence d’inhibiteurs de cristallisation, et de stase)
- Germination ****cristalline : formation de germes cristallins à partir des ions de la substance en solution dans l'urine
- Croissance cristalline : cristaux captent de nouvelles molécules pour former des particules plus volumineuses
- Agrégation des cristaux : conduit à la formation de particules plus volumineuses (jusqu'à plusieurs centaines de microns)
- Agglomération cristalline : apport de nouveaux cristaux pour former l'architecture du calcul
- Rétention des particules cristallines : particules cristallines vont être retenues dans le rein et croître pour conduire à la formation du calcul
- Croissance du calcul : se fait à une vitesse variable, selon l'importance des anomalies physicochimiques de l'urine |
| Sujets lithiasiques | Sujets lithiasiques se différencient des autres par :
- Urines en situation de sursaturation
- Déséquilibre entre promoteurs et inhibiteurs de la cristallisation, inhibiteurs sont :
→ Inhibiteurs de la cristallisation de faible poids moléculaire : citrate, magnésium, zinc …
→ Inhibiteurs de la cristallisation de haut poids moléculaire : glycosaminoglycanes, glycoprotéines … |
| Calculs | - Composés minéraux (Ca, Ph, Mg) et/ou Composés organiques (oxalate, acide urique, cystine)
- Soit 1 seul composé (10%, ex. cystine), soit plusieurs (90%, avec ≥ 3 dans 80% des cas avec 1 majoritaire, ex. oxalate de calcium)
- Taille des calculs varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres
(calcul coralliforme = calcul qui occupe la totalité des cavités pyélocalicielles) |
Prise en charge d’un calcul des voies urinaires
- Colique néphrétique
- Examens d’imagerie dans la lithiase urinaire
- Évolutions possibles d’un calcul des voies urinaires, Surveillance/suivi
| Circonstances diagnostiques | - Découverte fortuite sur des imageries (échographie, scanner)
- Colique néphrétique ou Douleurs atypiques ou SFU isolés (notamment pour les calculs en position intravésical)
- Leucocyturie
- Hématurie microscopique : très fréquente (70-100%), facile à déceler sur la BU
- Hématurie macroscopique : plus rare, impose toujours la recherche d'une autre cause
- PNA obstructive, Syndrome septique sévère à gram négatif
- Insuffisance rénale aiguë : IRA obstructive, ou IRA compliquant une PNA, un choc septique
- Infection urinaire récivante : doit faire rechercher un calcul, sauf si cystite chez la femme jeune
- Insuffisance rénale chronique par néphropathie interstitielle chronique (très rare) :
→ Cause : obstacle chronique/prolongé et bilatéral
→ Présentation : peu symptomatique, souvent silencieuse, associée à une infection ± permanente des urines |
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| Examens biologiques en urgence devant une colique néphrétique | - Ionogramme, Créatinine, Urée, BU : systématique
- β-hCG : si femme en âge de procréer
- NFS, CRP, Calcémie : systématique selon CUEN
- ECBU : si BU positive ou si forme fébrile
- Hémocultures : si forme fébrile |
| Imagerie | Choix des examens est fonction du contexte clinique et de leur accessibilité :
- Colique néphrétique simple (examen d’imagerie à réaliser dans les < 48h) :
→ Soit ASP de face couché + échographie de l’appareil urinaire, sans urgence (12-48h)
→ Soit TDM AP sans injection, sans urgence (12-48h), mais non préconisé pour le suivi évolutif des calculs
- Forme compliquée : TDM AP sans injection, en urgence
- Femme enceinte : Échographie
- Doute diagnostique : TDM AP sans puis avec injection (avec clichés tardifs = uroscanner) |
| Autre | Calcul doit être obligatoirement récupéré, afin d’être analysé (analyse morphoconstitutionnelle) :
- Soit expulsé (patient urine dans une bouteille ou à travers une passoire)
- Soit retiré lors d’une intervention |
Traitement
- Traitement de la colique néphérique
- Traitement urologique des calculs (à distance)
- Prise en charge de la colique néphrétique chez la femme enceinte
Prise en charge de la maladie lithiasique
- Étiologies de lithiases calciques (Hypercalciurie, Hyperoxaliurie)
Diagnostic étiologique