https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/pilly-etudiant/items-edition-2023/pilly-2023-item-170-copyright.pdf
https://www.ce-mir.fr/sites/www.ce-mir.fr/files/medias/documents/50. Paludisme grave.pdf (forme grave)
https://www.pedia-univ.fr/deuxieme-cycle/referentiel/infectiologie/pathologies-infectieuses-du-migrant-lenfant-voyageur
- Carte des zones d’endémie
- Espèces plasmodiales pathogènes pour l’Homme (x5)
| Définition |
Protozoose due à un hématozaire du genre Plasmodium, qui constitue une urgence diagnostique et thérapeutique |
| Épidémiologie en France |
- Incidence : 4000 cas d'importation /an, contractés dans 95% des cas en Afrique subsaharienne |
- Mortalité : 10-20 décès /an (paludisme est la 1ère cause de décès parasitaire dans le monde) |
| Régions endémiques | Régions endémiques sont les zones intertropicales, sur tous les continents :
- Afrique subsaharienne : source de 90% des cas mondiaux
- Bassin amazonien, Inde, Asie du Sud-Est |
| Sujets réceptifs | - Jeunes enfants vivant en zone endémique : principalement
- Migrants retournant en zone d'endémie, Touristes, Expatriés : à tous âges si exposition temporaire
(migrant perde leur immunité, qui nécessite une exposition permanente pour être maintenue) |
| Vecteurs | Anophèle femelle (moustique) : activité hématophage nocturne, ne fait pas de bruit, piqure indolore |
| FR de gravité | Gravité dépend de : Espèce de Plasmodium, Parasitémie, Immunité de l'hôte |
Démarche diagnostique : paludisme
- Résumé de l'algorithme de prise en charge d'une fièvre au retour d'une zone d'endémie palustre
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📌 Toute suspicion = urgence diagnostique et thérapeutique : accès pallustre simple peut rapidement évoluer vers un accès grave
Manifestations cliniques sont essentiellement celles d'une anémie hémolytique
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| Dogme | - Toute fièvre doit faire rechercher un séjour en zone d'endémie
- Toute fièvre/symptôme inexpliqué au décours d'un séjour d'endémie palustre doit faire évoquer le paludisme
(même si un foyer infectieux ou une co-infection est identifiée)
- Chimioprophylaxie antipaluste n’élimine pas totalement le risque, même correctement prise
(mais le diagnostic sera d’uatant plus plaisble si le patient n’aurais pas pris de prophylaxie) |
| --- | --- |
| Incubation | - Minimale : 7 jours pour Falciparum, 10 à 15 jours pour les autres espèces
- Maximale : 2 mois pour Falciparum (95% des cas), 3 ans pour Vivax et Ovale, > 10 ans pour Malariae |
| Fièvre (90%) | - Cause : hémolyse libère une substance pyrogène
- Manifestations associées : frissons, sueurs, sensation de froid
- Mode d’évolution :
→ Accès de quelques heures entrecoupés par des périodes de rémission clinique
(éclatement des schizontes est généralement synchrone, donc la fièvre est intermittente)
→ Si diagnostic tardif, la fièvre peut être périodique/réceurrente (plus rarement)
[classiquement tierce (tous les 2 jours), ou quarte (tous les 3 jours), ou toutes les 24h, ou tous les 4 jours] |
| Autres manifestations | - Céphalées, Myalgies, Nausées, Vomissements, Diarrhée : mime un syndrome pseudo-grippal
- Ictère, Splénomégalie inconstante (par hémolyse etphagocytose d'hématies parasitées) |
| Manifestations biologiques | - Thrombopénie quasi-constante
- Anémie à prédominance hémolytique (hyperbilirubinémie libre, élévation des LDH, haptoglobine basse)
- Anémie arégénérative possible également
- Numérotation leucocytaire souvent normale ou Leucopénie ou Syndrome mononucléosique
- Syndrome inflammatoire (CRP souvent > 100 mg/L, mais leucocytes souvent normaux)
- Cytolyse hépatique modérée < 10 N prédominant sur les ALAT
- Signe négatif : absence d’hyperéosinophilie ❌ |
| Focus : paludisme grave | Complication rare mais évitable (fait toujours suite à un retard diagnostique ou à un traitement inapdapté) :
- Espèces : Falciparum dans la quasi-totalité des cas (plus rarement : Knowlesi, Vivax)
- Terrain à risque : enfant, femme enceinte, sujet âgé, immunodéprimé, splénectomisé, sujet avec comorbidité |
- Examens complémentaires devant une suspicion de paludisme
- Évaluation de la gravité du paludisme
Prise en charge thérapeutique du paludisme
- Molécules anti-paludiques
- Mesures de prévention du paludisme
- Prise en charge du paludisme chez l’enfant
| Orientation | Critères permettant un traitement en ambulatoire sont rarement remplis, hospitalisation en cas de doute :
- Critères clinico-biologiques du paludisme grave → avis du réanimateur
- Terrain : Enfant, Grossesse, Comorbidités, Splénectomie
- Suivi non possible à J3, J7 et j28, Échec d'un 1er traitement, Troubles digestifs compromettant la prise d'un traitement per os |
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| Modalités des anti-paludiques | - Anti-paludiques sont délivrés sur prescription médicale uniquement
- Prise au cours des repas (sauf arténimol-pipéraquine à prendre à jeun) |
| Forme non compliquée | - Absence de vomissement : Artéméther-luméfantrine ou Arténimol-pipéraquine
- Présence de vomissement : Quinine IV en perfusion lente dans G5%, puis relais par ACT dès l’arrêt des vomissements
- Si enfant : hospitalisation + ACT 3 jours en 1ère intention, Atovaquone-proguanil ou Méfloquine en 2nd intention
- Si femme enceinte :
1. Hospitalisation + Quinine (ou Atovaquone-proganil à défaut)
2. Artéméther-luméfantrine : priviligié à partir du 2nd trimestre |
| Paludisme grave 🔥
(adulte, femme enceinte, enfant) | 1. Artésunate IV en urgence pendant > 24h (3 doses H0, H12, H24) ou jusqu’à disparition des signes de gravité
→ Pas d’AMM en France, disponible sous forme d’ATU nominative différée permettant d’avoir le traitement en avance
→ Si indisponible, quinine IV reste un traitement efficace à administrer avec du G5% ou G10%
- Surveillance ECG et glycémique jusqu’à disparition des signes de gravité et de la parasitémie
- Poursuite du traitement par voie IV selon l’état clinico-biologique (en moyenne pendant 48h au total, maximum 7 jours)
- Relais per os par une ACT pendant 3 jours :chez le patient conscient sans critère de gravité avec un transit fonctionnel
Traitements associés :
- Si hypoglycémie majeure : glucose 10-30% IV avec surveillance de la glycémie
- Si anémie profonde (< 7 g/dL) : transfusion de concentrés globulaires
- Oxygénothérapie ± assistance ventilatoire ± épuration extra-rénale
- Hypophosphatémie : à surveiller, car le phosphore est utilisé par le parasite |
| Suivi thérapeutique | - Clinique (température, troubles digestifs), Hématologique, Biochimique
- Surveillance parasitologique par Frottis + Goutte épaisse à :
→ J3 (parasitémie doit être < 25% de la valeur initiale), J7 (parasitémie doit être négative à ce stade)
→ J28 (recherche d'une rechute liée à une résistance du parasite)
- Si traitement par artésunate : surveilance hématologie hebdomadaire (NFS, réticulocytes, LDH, haptoglobine à J3, J7, J14,J28) |
| Déclaration ? | Déclaration obligatoire de paludisme autochtone en France, Réunion, et Antilles (paludisme d’importation n’est pas une MDO) |
| Chimioprophylaxie ? | Il n'y a pas lieu de reprendre une chimioprophylaxie après traitement (pour les schémas avec poursuite quelques jours après le retour), sauf en cas de nouveau séjour en zone d'endémie |