https://www.sfendocrino.org/item-247-diabete-sucre-de-types-1-et-2-de-lenfant-et-de-ladulte-complications/
| Cause | - Pied diabétique est la conséquence de diabète mal équilibré + soins incorrects et mal adaptés des plaies du pied
- Neuropathie et Artériopathie sont le terrain de l'apparition des plaies podologiques, seules ou en combinaison
- Plaie est quasiment toujours d'origine mécanique (kératose, chaussure, agression externe) |
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| Physiopath. | - Neuropathie diabétique : insensibilité du pied, négligence de la plaie (mal perforant plantaire)
- Vasculopathie : lésions ischémiques entraînent une diminution des capacités de défense et cicatrisation (plaie ischémique d'orteil ou de membre)
- Immunodépression : altération des PNN par l'hyperglycémie dans le diabète déséquilibré |
| Complication | Infection peut survenir sur l'un ou autre des processus (neuropathie, vasculopathie), et constitue un facteur aggravant
(nombreux tableaux possibles : abcès , phlegmon, gangrène sèche ou humide, fasciite nécrosante ...) |
- Épidémiologie (rang C)
- Classification ⭐️
- Prévention
Différents tableaux du pied diabétique
- Images (mal perforant plantaire)
- Dermo-hypodermite nécrosante sur pied diabétique
- Ostéite du pied diabètique
| Mal perforant plantaire
(ou plaie neuropathique)
Tombé en annale | 1. Conséquences de la neuropathie :
→ Hypoesthésie : favorise les plaies
→ Déformations ostéo-articulaires : points d'appui anormaux recevant une pression permanente excessive
→ Altération de la fonction des glandes sudoripares et sébacées : pieds secs, hyperkératose, crevasse (lit de l'infection)
2. Hyperkératose sur les points d’appui anormaux : en réaction (favorisée par la sécheresse cutanée)
3. Durillon (équivalent de corps étranger) : constituée par une hyperkératose majeure
4. En l'absence de douleur, chaque pas, à chaque appui : durillon s'appuie dans les tissus mous sous-jacents
5. Formation de collections stériles sous la corne : par la dilacération des tissus mous causée par appui répété
6. Fissuration possible du durillon créant une porte d'entrée pour les germes cutanés vers la collection (milieu de culture idéal)
7. Formation d'un abcès sous le durillon (collection infectée)
8. Évolution possible vers la dermo-hypodermite, et après quelques semaines vers ostéite
Modes de révélation :
- Pus tachant la chaussette : va sourdre par l'une des fissures du durillon, tachant la chaussette
- Infection cutanée (mal perforant = porte d'entrée) : érysipèle, voire cellulite avec fonte purulente localisée des tissus adipeux et musculaires |
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| AOMI du diabétique | - Claudication intermittente : douleur plus distale, absente, ou atypique (brûlure, paresthésie)
(obstruction/sténose plus distale chez le diabète [artères moyen-petit calibre]contrairement aux plaques d’athérome proximales]
- Peau est froide, fine, dépilée, TRC > 3 secondes
- Médiacalcose plus fréquente, rendant IPS souvent non interprétable (> 1,4)
(utiliser la pression d’orteil, anormal si index de pression d’orteil < 0,7 et ischémie critique si pression d’orteil < 30 mmHg)
- Si survenue d’une plaie (y compris minime : piqûre de la peau lors du coupage des ongles, couture un peu saillante dans la chaussure) :
→ Besoins de flux sanguin local pour lutter contre la micro-infection locale et pour cicatriser sont décuplés
→ Vasculopathie empêche de répondre à l’augmentation des besoins (flux sanguin est déjà à son maximum)
→ Ischémie relative qui va noircir, processus est alors engagé et peut aller très vite (quelques heures à quelques jours)
→ Urgence est de revasculariser, pas d'amputer ⚠️ (plaie post-amputation ne cicatriserait pas) |
| Lésions complexes | Très souvent la Neuropathie et Artériopathie coexistent (mal perforant peut alors se compliquer de nécrose) :
- Priorité = revascularisation
- Infection nécessite une ATB, mais l'ATB ne peut parvenir là où il est utile que si la perfusion sanguine est suffisante |
Conduite à tenir en urgence devant une plaie de pied diabétique
- Évaluation clinique du terrain, complications, sévérité
| Paraclinique | - RX des pieds, centrée sur la zone atteinte, bilatérale pour comparaison : ostéite, fractures pathologiques, corps étrangers, gaz dans les tissus mous
- Examens biologiques en cas d'infection clinique seulement (sinon ce peut être différé) :
→ NFS, Créatinine, Ionogramme sanguin, CRP
→ Hémocultures : si justifiée (signes généraux, frissons, fièvre) |
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| Mesures générales | - Mise à jour de la vaccination antitétanique +++
- Excision de l'hyperkératose : par une IDE à domicile (ne pas oublier de prescrire des sets de détersion avec bistouris)
- Mise en décharge systématique (suppression totale de l'appui sur la plaie) :
→ Chaussure de décharge + arrêt de travail si patient traité en ambulatoire
→ Matelas anti-escarre ou Coussin relève-jambe en cas de participation ischémique |
| En cas d’infection | - Parage + Drainage de la plaie : si nécessaire
- Prélèvement en profondeur (écouvillon et cathéter souple utilisé pour les prélèvements sanguins, visant à aspirer une sérosité et du pus en profondeur)
- Recherche d'un contact osseux avec un stylet à pointe mousse
- Antibitiothérapie :
- Amoxicilline-acide clavulanique (per os ou IV, selon la situation) : pour traiter la dermo-hypodermite
- Si suspicion d'infection ostéoarticulaire : preuve bactériologique nécessaire (obtenue après la fin du traitement de DH + fenêtre thérapeutique
(traiter une infection osseuse n’est pas une urgence) |