Démarche diagnostique
- Classification (évaluation de l’intensité et du retentissement)
| Définition |
Expression clinique d’une rhinite + constat immuno-allergique (inflammation IgE-dépendante), souvent associée à un asthme, une conjonctivite, et des infections des voies aériennes supérieures |
| Prévalence |
- Prévalence chez l’adulte en France : 25% |
- Prévalence chez les asthmatiques : 80% |
| Évolution | Évolution est également marquée par la survenue de « poussées » |
| Contexte
Terrain | - Prédominent classique au printemps
- Terrain atopique, exposition à un allergène
- Pas de facteur infectieux ❌ (contage …) |
| Signes fonctionnels | APERO
- Anosmie
- Prurit nasal ou du palais, et parfois des conduits auditifs externes
- Éternuements répétés (souvent en salves)
- Rhinorrhée avec écoulements clairs, jetage postérieur
- Obstruction nasale (alterne avec la rhitinite/rhinorrhée) bilatérale |
| Signes associés | - Symptômes oculaires pouvent être associés (conjonctivite) dans 80% des cas
- Rechercher des complications : SAHOS, hypo-anosmie |
| Fosses nasales | - Muqueuses nasales souvent pâles, oedématiées ou muqueuse inflammatoire
- Recherche d’éventuels polypes (en cas de rhinite évoluant sur plusieurs années) |
| Confirmation | Caractère allergique doit être argumenté de manière indispensable (en raison du grand nombre de rhinites chroniques non allergiques), recherche de sensibilisation allergéniques (le patient est souvent polysensibilisé)
- Prick-tests orientés par l'interrogatoire : à réaliser en 1ère intention
- Dosage d'IgE spécifiques : en cas de prick-tests négatifs |
| NON | Pas de bilan radiologique ❌ : sauf si recherche de diagnostic différentiel ou associé |
| 🚩 | - Rhinite initialement claire devenant mucopurulente évoque une origine infectieuse ou déficit immunitaire
- Présence d'une douleur ou de sang doit conduire à éliminer :
processus néoplasique ou maladie inflammatoire chronique ou vascularite |
- Focus : Syndrome d’allergie pollen-aliment (SAPA)
Prise en charge de la rhinite allergique
| Traitement
médicamenteux | Soit en traitement de fond, soit ponctuel (pas de préférence pour l’un ou l’autre des traitements en 1ère intention, peuvent être associés)
- Anti-histaminiques de 2nd génération (voie orale et/ou locale) : plutôt en 1ère intention en cas de symptômes intermittents
- Corticoïdes nasaux : plutôt en cas de symptômes persistants, ou d’obstruction nasale |
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| Traitement non
médicamenteux | - Lavage nasal au sérum physiologique
- Sevrage tabagique
- Prise en charge du stress et anxiété car retentissement sur le sommeil fréquent |
| NON ❌ | Vasoconstricteurs nasaux sont déconseillés au long cours du fait de :
- Risque de rhinite iatrogène
- Risque de coronarospasme chez les patients coronariens (risque de coronarospasme) |
| PEC du facteur allergique | - Mesures d’éviction (difficiles)
- Immunothérapie allergénique : RCA saisonnière (graminées, bouleau) est l’indication de choix, elle améliore les scores symptomatiques et de traitement, à court et long terme, et modifie l'histoire naturelle en réduisant le risque d'apparition d'un asthme chez un enfant avec RCA
(ITA semble moins efficace en cas de RCA peranuelle chez l'enfant ou de polyallergies) |