https://campus.neurochirurgie.fr/article1788.html
https://campus.neurochirurgie.fr/article1786.html
ACSOS : https://www.ce-mir.fr/sites/www.ce-mir.fr/files/medias/documents/29. Agressions cérébrales secondaires d'origine systémique.pdf
Anatomie scanner cérébral : https://radiopaedia.org/cases/teaching-head-ct-with-annotated-scrollable-images
- Schéma (biomécanique)
- Rappels : Régulation cérébrale
| Épidémiologie | - Problème de santé publique, car les TCE sont la 1ère cause de lésions cérébrales
- TCE sont à l'origine de 70% des décès dus aux AVP et sont la 1ère cause de décès des adultes jeunes (< 35 ans) |
| --- | --- |
| Biomécanique des TCE | - TCE sont cinétiques (la tête, supportée par le rachis cervical, ne reste jamais immobile) :
→ Si la personne est en mouvement lors du traumatisme : alors la tête décélère au moment de l'impact
→ Si la personne est immobile au moment de l'impact : alors la tête subit une accélération
- Énergie de l’impact consommé par les enveloppes peut entraîner :
1. Déformation voire une rupture des enveloppes (plaie du scalp, fracture)
2. Lésions secondaires possibles (ex. hématomes intracrâniens)
- Énergie du choc non consommée par les enveloppes est transmise au cerveau au niveau du point d'impact :
→ Déplacements du cerveau et Lésions mécaniques au contact des reliefs internes du crâne (coup et contrecoup)
→ Localisation préférentielle des contusions au contact des reliefs osseux : lobes frontaux, temporaux et occipitaux
→ Énergie se dissipe dans le cerveau en provoquant des lésions d'étirement-cisaillement à l'interface SG-SB : lésions axonales diffuses |
| Lésions primaires | Lésions cranio-encéphaliques primaires correspondent aux lésions structurelles/anatomiques constituées lors de l'impact :
→ inévitables et irréversibles (ex. hématome extradural, embarrure, plaie craniocérébrale) |
| Lésions secondaires | Conséquence des effets métaboliques, cytotoxiques et hémodynamiques engendrés par les lésions primaires :
- Surviennent de façon retardée (heures ou jours), au sein d’une zone encore viable dite de pénombre fragilisée par la lésion primaire
- Agressions cérébrales secondaires d'origine systémique (ACSOS)
- Agressions cérébrales secondaires d’origine neurologique :
→ HTIC
→ Oedème cérébral (augmentation de la teneur en eau du parenchyme) :
° Soit oedème vasogénique : par augmentation de la perméabilité de la BHE
° Soit oedème cytotoxique : par dysfonctionnement des pompes membranaires hydro-ioniques des cellules du SNC |
Démarche à suivre face à un traumatisme crânien
<aside>
📌 3 dogmes sur le traumatisé crânien grave :
-
Tout traumatisé crânien grave : est un polytraumatisé jusqu'à preuve du contraire
-
Tout traumatisé crânien grave : est un traumatisé du rachis jusqu'à preuve du contraire
-
Tout traumatisé crânien grave : doit bénéficier d'une prévention et d'une correction des ACSOS
</aside>
-
Indications de l’imagerie devant un traumatisme crânio-encéphalique
-
Prise en charge des TCE modérés et graves
| Examen neurologique | Examen clinique neurologique (consigné, en précisant la date et l'heure) doit être exhaustif :
- GCS, pupilles, RPM, autres réflexes du tronc si coma (score de Liège)
- Examen complet du cuir chevelu (plaie, hémorragie active, fuite de LCS), Déformation crânienne (embarrure)
- Rhinorrhée, Otorrhée claire suspecte (brèche ostéoméningée [BOM] avec écoulement de LCS)
- Épistaxis, Otorragie
- Testing sensitif/moteur, examen des nerfs crâniens |
| --- | --- |
| Critères de gravité du TCE | - Traumatisme crânien grave : GCS ≤ 8
- Traumatisme crânien modéré : GCS de 9 à 12
- Traumatisme crânien léger : GCS de 13 à 15 |
| Signes témoins d’un TCE grave | Signes de localisation ou d'engagement (témoins d'un TCE grave) :
- Signes de localisation :
→ Orientation des globes oculaires (déviation conjuguée des yeux vers la lésion si lésion hémisphérique)
→ Anomalie de la motricité intrinsèque oculaire (mydriase unilatérale aréactive si engagement temporal ipsilatéral)
→ Anomalie unilatérale de la réponse motrice à la stimulation
→ Asymétrie faciale à la manoeuvre de Pierre Marie-Foix
→ Diminution de la motricité d'un hémicorps, spontanée ou à la douleur
→ Hypotonie unilatérale avec chute brutale du membre d'un côté
→ Asymétrie des ROT
- Rigidité de décortication ou décérébration à la stimulation douloureuse
- Réflexes du tronc avec désintégration rostrocaudale (score de Liège)
- Examen des pupilles, évoquer engagement temporal si : anisocorie > 3 mm (mydriase homolatérale) + RPM faible ou aboli
- Examen de la respiration : périodique (Cheynes-Stokes), Apneustique (Kussmaul), Ataxique |
Complications précoces du traumatisme crânio-encéphalique
| Hémorragies
intra-crâniennes | - Hématome extra-dural, Hématome sous-dural aigu
- HSA traumatique, peut se différencier de l’HSA non traumatique par :
→ Association fréquente avec contusion cérébrale ou HSDA
→ Localisation aux espaces sous-arachnoïdiens de la convexités des hémisphères ⭐️
(contrairement aux HSA par rupture d’anévrisme : citerne de la base, vallées sylviennes, scissure interhémisphérique)
→ Aucun traitement requis dans ce cas
- Contusion, Hématome intracérébral :
→ Justifie un nouveau TDM à 48H car ces lésions sont évolutives ⭐️
(aggravation de l’étendue des contusions et de l’oedème qui les accompagne) |
| --- | --- |
| Lésions axonales diffuses | Lésions axonales diffuses sont souvent associées à un coma d'emblée :
- TDM initiale : lésions souvent indétectables, ou sous forme de petits foyers hyperdenses disséminés
- IRM à distance : révèle les lésions en hyposignal sur séquences T2* (écho de gradient) ou SWI |
| Oedème cérébral | Peut être présent d'emblée (TCE violent) ou apparaître secondairement, sa constatation est péjorative :
→ Disparition des sillons corticaux, Dédifférenciation SG-SB |
| Lésions ostéodurales | - Embarrure (fracture du crâne associée à un enfoncement) :
→ Diagnostic au TDM, car les lésions sous-cutanées (toujours associées) peuvent rendre difficile le diagnostic clinique
(ex. hématome du scalp dont le relief vient masquer l'enfoncement)
→ Embarrure de la paroi postérieure du sinus frontal doit faire suspecter une BOM ⚠️
- Plaie craniocérébrale (traumatisme pénétrant, cerveau n’est plus séparé au milieu extérieur) :
→ Diagnostic est facile en cas d'extériorisation de matière cérébrale et/ou de LCS à travers la plaie
→ Sinon, le diagnostic peut être fait lors du parage d'une plaie |
| Fracture de la base du crâne | - Brèche ostéoméningée (BOM)
- Atteintes des nerfs crâniens : olfactif, oculomoteurs, facial, cochléo-vestibulaire
- Lésions vasculaires : dissection de l’a. carotide interne ou vertébrale, épistaxis post-traumatique, fistule carotido-caverneuse |
| Autres | - HTIC, Engagement, Épilepsie
- TVP (décubitus prolongé), Thrombose veineuse cérébrale |
HED vs HSDA
https://radiopaedia.org/articles/extradural-haematoma-vs-subdural-haematoma
- Tableau
- Images TDM : HED vs HSDA
- Hématome extra-dural (HED)
- Hématome sous-dural aigu (HSDA)
Focus