| Définition |
Répétition des attaques de panique (AP) + Anxiété anticipatoire de leur survenue |
| Prévalence |
1-3% en population générale selon les études |
| Sex-ratio |
Prédominance féminine |
| Âge de début |
Début possible à tout âge de la vie, : |
- Âge de début typique : entre 20-30 ans
- Débuts plus précoces possibles pendant l’enfance et l’adolescence : trouble est sous-diagnostiqué ici |
| Causes | Origine est multifactorielle : génétiques, neurobiologiques, environnementaux |
| Physiopath. | Mécanismes étiopathogéniques non connus
Au niveau cognitif, concept de « phobie intéroceptive » (interprétation erronée des sensations internes) :
- Patients auraient ainsi tendance à interpréter de manière catastrophiste certaines sensations internes physiologiques
- Ceci renforcerait l’anxiété et les symptômes physiques → générant de nouvelles interprétations catastrophistes
- Véritable « cercle vicieux » s’installe alors |
| Évolution | - Évolution de TP est généralement chronique
- Amélioration partielle est possible spontanément sur le long terme :
→ Attaques de panique peuvent s’espacer voire disparaître
→ Anxiété anticipatoire et Agoraphobie : persistent souvent pendant des années |
| Formes cliniques | - Selon l’association à une agoraphobie : TP sans agoraphobie, TP avec agoraphobie
- Selon la sévérité : notamment en fonction du nombre d’AP (peut varier de quelques-unes/an à plusieurs/jour) |
| Complications ⚠️ | - Risque d’EDC (trouble panique est le trouble anxieux pour lequel le risque d’EDC est le plus élevé)
- Troubles liés à l’usage de substance
- Répercussions socio-professionnelles peuvent être importantes : besoin d’être accompagné, limitation des déplacements par crainte des transports en communs, des lieux publics, de l’éloignement du domicile ... |
Démarche diagnostique : Trouble panique
| Attaque de panique | Répétition des attaques de panique représente la principale manifestation du trouble panique :
- Spontanées/Imprévisibles (pas de facteur déclenchant identifié) : le plus souvent, au moins au début de l’évolution du trouble
- Crises vont secondairement être de moins en moins spontanées, et être liées à une anxiété anticipatoire
(souvent associée à la confrontation à des situations redoutées dans le cadre d’une agoraphobie compliquant fréquemment le TP) |
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| Anxiété anticipatoire | - Anticipation permanente de la survenue d’une AP = « peur d’avoir peur »
(patient vit dans la crainte de voir se reproduire les AP de manière inopinée)
- Mécanisme de conditionnement interne se met en place :
- Tous les symptômes d’une potentielle AP débutante deviennent angoissants (ex. palpitations, sensations vertigineuses)
- Peuvent déclencher réellement une AP complète
- Conséquences :
→ Modification du comportement du patient : isolement social, changement des habitudes de vie ...
→ Préoccupations concernant les conséquences possibles de l’AP : peur de perdre le contrôle, de devenir fou, ou de mourir |
| Agoraphobie | Agoraphobie peut compliquer un TP, mais c’est une autre entité diagnostic (il existe ainsi des agoraphobie sans TP, et TP isolé) :
- Crainte/Évitement des situations où le patient pense qu’il pourrait être difficile de s’en échapper ou de trouver du secours
(en cas de survenue de symptômes de panique ou d’autres symptômes incapacitants ou embarrassants)
- Peur ou Anxiété marquées pour ≥ 2/5 des situations suivantes :
→ Utiliser les transports en commun (ex. voiture, bus, train, bateau, avion)
→ Être dans des endroits ouverts (ex. parking, marchés, ponts)
→ Être dans des endroits clos (ex. magasins, théâtre, cinéma)
→ Être dans une file d’attente ou dans une foule
→ Être seul à l’extérieur du domicile
- Manifestations :
→ Situations subies avec une peur intense ou anxiété
→ Évitement de ses situations ou Nécessité d’un accompagnement (ce qui peut restreindre considérablement son autonomie) |
- Critères DSM-5 : Trouble panique
- Critères DSM-5 : Agoraphobie (tombé au CCB)
- Diagnostics différentiels
Prise en charge : Trouble panique
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🚩 PEC identique à celle du TAG, sauf sur la modalité de la psychothérapie
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Orientation |
| Indications |
|
| du recours psychiatrique |
- Trouble sévère |
- Résistance au traitement
- Comorbidité (psychiatrique ou non psychiatrique)
- Situation à risque spécifique (ex. grossesse, post-partum) |
| Indication
d’hospitalisation | Rarement nécessaire, sauf si :
- Risque suicidaire
- Comorbidité dépressive sévère
- Manifestations anxieuses aigues très envahissante |
| | Traitement non-pharmacologique |
| Éducation thérapeutique | Règles hygiéno-diététiques simples mais à installer sur la durée :
- Arrêt des excitants : tabac, café, alcool, autres substances psychoactives
- Alimentation, Sommeil, Activité physique, Techniques de relaxation
- Information sur les risques des anxiolytiques |
| Psychothérapie | Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) doivent être privilégiées, avec :
- Apprentissage de techniques de relaxation
- Exposition et Désensibilisation aux :
→ Sensations physiques des AP
→ Situations redoutées en cas d’agoraphobie associée |
| | Traitement pharmacologique |
| Traitement ponctuel | - Indication : manifestations anxieuses intenses et invalidantes
- Molécule : BZD (alternative : hydroxyzine) |
| Traitement
de fond | - Indication : formes sévères avec AP fréquentes et un retentissement important
- Molécule : ISRS, voire ISRNA (BZD possible transitoirement en attendant leur efficacité)
- Précaution : doses faibles initialement car les fortes doses peuvent aggraver les AP ⭐️
- Délai d’action : 3-4 semaines
- Durée du traitement : 6-12 mois |