- Troubles à symptomatologie somatique et apparentés portent différents noms en fonction des systèmes nosographiques
- Définition de ce que ne sont pas des troubles à symptomatologie somatique
- Éléments physiopathologiques/Facteurs de risque des troubles à symptomatologie somatique
| Prévalence globale | - Essentiellement rencontrés dans le contexte des consultations médicales non psychiatriques
(représente une des 1ères causes de consultation toutes spécialités confondues)
- Adulte : 5-10%
- Enfant : 12%
- TNF représente 10-15% des motifs de consultation en neurologie, prévalence estimée à 0,05-0,1/1000
(soit le 2ème motif de consultation en neurologie après les céphalées) |
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| Caractéristique | - Prépondérance de symptômes physiques chroniques, pénibles et invalidants
(souvent sans anomalie au niveau des organes ou appareils désignés)
- Associés à des pensées, émotions et comportements pouvant être jugés comme excessifs ou inappropriés |
| Enjeu | - Absence de cause organique identifiable fait sous-estimer leur retentissement voire leur existence
- Il s’agit pourtant de troubles à part entière avec :
→ Impact majeur sur la qualité de vie et le fonctionnement du sujet
→ Mécanismes accessibles à la thérapeutique |
| Comorbidités | - Psychiatriques : EDC, Troubles anxieux, Troubles de la personnalité
- Non psychiatriques : pathologie médicale non psychiatrique fréquemment associés ⭐️(à ne pas sous-évaluer) |
| Diagnostics différentiels | - Pathologie médicale non psychiatrique : à éliminer selon la clinique, sans pour autant multiplier les examens
- Pathologies psychiatriques, en effet les plaintes somatiques y aussi sont fréquentes :
→ Manifestations neurovégétatives de l’anxiété : dans les troubles anxieux (troubles paniques ++)
→ Sensations corporelles hallucinatoires et Idées délirantes hypocondriaques : dans les troubles psychotiques
→ Plaintes douloureuses non systématisées : dans le trouble dépressif caractérisé
(diag diff TSSA/EDC peut être difficile, mais : douleur disparait avec le syndrome dépressif dans l’EDC) |
| Place des examens complémentaires
ou avis spécialisé | - Objectif : éliminer une pathologie médicale non psychiatrique
- Risques de la prescription excessive d’examens complémentaires :
→ Révélation d’incidentalomes (sources d’explorations ou traitements inutiles)
→ Renforcement de certains représentation du patient ⭐️ :
° « les médecins ne savent pas ce que j’ai »
° « si on me prescrit cet examen, c’est que le médecin pense à un problème grave »
° « des examens sont nécessaires », « un autre spécialiste pourrait peut-être me dire ce que j’ai »
° « si on répète cet examen, c’est que les résultats du premier ne sont pas fiables »
- Question utile à se poser est alors : « Si le patient n’était pas si inquiet, est-ce que je prescrirais cet examen ? » |
Démarche diagnostique
- Principaux troubles à symptomatologie somatiques et apparentés selon le DSM-5
- Troubles à symptomatologies somatique et apparentés en Neurologie (7e)
Prise en charge : Troubles à symptomatologies somatique et apparentés
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Principes généraux de prise en charge |
| Orientation |
Hospitalisation est en général non nécessaire (parfois indiquée pour éliminer un diagnostic différentiel) |
| Objectifs |
Objectif prioritaire est de maintenir une alliance thérapeutique de qualité : |
- Reconnaître que les symptômes sont « véritables » et peuvent être très effrayants et invalidants
- Proposer un diagnostic positif (termes « troubles fonctionnels » sont souvent bien acceptés par les patients)
(éviter de l’évoquer par élimination : « les examens n’ont rien trouvé, donc cela doit être ... »)
- Tenir compte des représentations de la famille de l’enfant pour maintenir une alliance thérapeutique et des soins de qualité
(ex. parents qui expliquent les symptômes de leur enfant par une croyance religieuse) |
| | Principes de prise en charge spécifique |
| Traitements médicamenteux | - Médicaments symptômatiques sont inefficaces dans les TSSA (ex. antalgiques, antispasmodiques)
- ISRS (efficacité modeste) : syndromes fonctionnels intestinaux, crainte excessive d’avoir une maladie
- IRSNA : peuvent soulager certains troubles à symptomatologie somatique avec douleur prédominante (ex. fibromyalgie)
- Attention, propension accrue aux effets indésirables chez les patients souffrant de TSSA |
| Psychothérapie | - Thérapies cognitives et comportementales, ont montré leur efficacité dans de nombreux TSSA, objectifs :
→ Plan cognitif : prise de conscience de la focalisation de l’attention sur les sensations corporelles et catastrophisme
→ Plan comportemental : identifier/diminuer les conduites d’évitement par l’exposition
- Autres techniques utilisées en complément :
→ Entraînement attentionnel (thérapies basées sur la pleine conscience)
→ Approches psycho-corporelles (relaxation, sophrologie, hypnose, méditation en pleine conscience)
→ Exercices de relaxation (exercices respiratoires, baisse de la tension musculaire, biofeedback)
→ Thérapie familiale : chez enfant/adolescent (facteur de stress souvent en lien avec la dynamique familiale) |
| Activité physique | Promotion de l’activité physique essentielle dans les tableaux dominés par la fatigue et/ou douleur :
- En douceur mais avec régularité, malgré une motivation souvent médiocre des patients
- Tai Chi, Qi Gong, Yoga, Marche nordique, Natation : peuvent être proposés en 1ère intention
(Tai Chi a fait preuve de son efficacité dans plusieurs TSSA) |
- Cours