https://radiopaedia.org/articles/salivary-gland-tumours
| Glande ? | Tumeurs de la glande parotide sont les plus fréquentes
(chirurgie d'exérèse reste délicate par la présence du nerf facial au sein de la glande) |
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| Proportion bénin/malin | - Tumeurs des glandes salivaires accessoires : 50% bénin, 50% malin
- Tumeurs des glandes salivaires principales : 80% bénin, 20% malin |
| Tumeurs bénignes | - Adénome pléomorphe (70% des tumeurs parotidiennes)
- Cystadénolymphome = Tumeur de Warthin : spécifique de la glande parotide (10%)
- Tumeurs épithéliale bénignes plus rares :
→ Adénome monomorphe/simple (10-15% des tumeurs des glandes salivaires principales)
→ Adénome oxyphile/Oncocytome
→ Adénome tubulaire/trabéculaire
→ Adénome à cellules claires, Adénome basocellulaire, Papillome …
- Tumeurs non épithéliales (peu fréquentes) :
→ Graisseuse : lipome intraparotidien ⭐️ (distracteur)
→ Nerveuse : neurinome du nerf facial, neurofibromes
→ Gasculaire : hémangiome ou lymphangiome kystique de l'enfant |
| Tumeurs malignes | - Carcinome muco-épidermoïdes (10% des tumeurs parotidiennes, 50% des tumeurs malignes)
- Carcinome adénoïde kystique (10% des tumeurs parotidiennes, 10% des tumeurs malignes)
- Autres tumeurs malignes possibles (rang C ORL) :
→ Carcinomes à cellulaires acineuses (10% des tumeurs malignes)
→ Adénocarcinomes (20% des tumeurs malignes)
→ Carcinomes épidermoïdes et in différenciés (5% des tumeurs malignes)
→ Lymphome, Sarcome, Métastases ganglionnaires |
| Pseudo-tumeurs | Pseudotumeurs sont consécutives à certaines parotidites chroniques spécifiques :
→ parotidite syphilitique de forme pseudotumorale, kystes canalaires ⭐️ (distracteurs) |
Tumeur parotidienne
Tumeurs des glandes salivaires touchent le plus souvent la parotide (tandis que les lithiases sont plus fréquentes à la submandibulaire)
| Présentation typique | Tuméfaction isolée de la région parotidienne, non inflammatoire, souvent sous forme de nodule, topographie :
- En avant : bord postérieur du ramus mandibulaire
- En arrière : bord antérieur du muscle sternocléidomastoïdien
- En haut : méat auditif externe
- En bas : ligne horizontale qui prolonge le bord basilaire du corpus mandibulaire
- Typiquement, la tuméfaction parotidienne est pré- ou infra-auriculaire et peut soulever le lobule de l'oreille |
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| Topographies moins typiques | - Tumeur dans le prolongement antérieur jugal (tuméfaction au niveau de la joue)
- Tumeur à expression pharyngée (oropharynx : en dedans du pilier antérieur de la région amygdalienne ou du voile)
- Tumeur en région rétroauriculaire, en région temporale, dans le prolongement profond de la glande parotide |
| Signes de malignité | - Adénopathie locorégionale, Trismus
- Paralysie faciale périphérique, Anesthésie du lobule de l'auricule (nerf grand auriculaire)
- Masse douloureuse (vs plutôt indolore si bénigne)
- Fixité de la tumeur au plan profond
- Fixité au plan cutané, Inflammation du plan cutané |
| Attention | - Clinique est le plus souvent d'allure bénigne, même pour les tumeurs malignes (notamment au début)
- Signes de malignité sont rares, témoins de tumeurs malignes évoluées |
| Dogme | Survenue d’une douleur chez un patient porteur d’une tumeur salivaire = cancer jusqu’à preuve du contraire |
| Examens complémentaires | 1. Échographie : examen de débrouillage de 1ère intention et guide la cytoponction (après IRM)
- IRM (examen clé) + Cytoponction à l’aiguille fine échoguidée : permettent le diagnostic dans 90% des cas |
| Prise en charge | - Parotidectomie avec examen extemporanée : systématique si patient en bon état général ou si doute diagnostique
→ Seule la parotidectomie permet un diagnostic de certitude histologique, sera au mieux définitive
→ Soit Partielle/Exofaciale/Superficielle (si tumeur dans le lobe superficiel) ou Totale
→ Soit Totale + Évidement cervical homolatéral : si malignité en extemporané
- Radiothérapie après parotidectomie possible : si haut grade, limites chirurgicales positives, envahissement cutané/nerveux
- Surveillance clinico-radiologique sans parotidectomie : si patient en très mauvais état général, ou Wharthin quasi-certain |
| NON | Jamais de biopsie (risque de lésion du nerf facial et dissémination, contrairement à la cytoponction qui est sans risque) |
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✂️ Toute tumeur parotidienne doit être enlevée pour histologie, sachant la proportion non négligeable de tumeurs malignes (20%)
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- Images collège +++
- Imagerie, Prélèvements
Présentation selon le type histologique
- Aspect IRM des tumeurs parotidiennes (valable pour les lésions > 1 cm) → RANG C ORL, RANG B CMF
- Principales tumeurs parotidiennes bénignes (hors présentation IRM)
- Principales tumeurs parotidiennes malignes (hors présentation IRM)
Autres tumeurs salivaires
- Images (grenouillette et tumeurs des glandes accessoires)
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Tumeur de la glande submandibulaire (rare) |
| Terrain |
Prédominent chez la femme |
| Clinique |
- Masse indolente/ferme : séparée de la mandibule par un sillon (localisée en dedans de la branche horizontale) |
- Signe de malignité : évolution rapide, douleur, induration, adénopathie, parésie du rameau marginal du nerf facial |
| Enjeu | Principale difficulté est à la distinction entre petite tumeur et adénopathie en zone I (sous-mandibulaire) adhérente à la glande
→ examen clinique avec palpation bidigitale et imagerie permettent de faire le diagnostic |
| Prise en charge | 1. Exérèse chirurgicale est la règle, permet d'obtenir le diagnostic histologique extemporanément
(risque de lésions nerveuses : rameau marginal du nerf facial, nerf lingual, nerf hypoglosse)
- Évidement ganglionnaire cervical : si tumeur maligne à l'examen extemporané de la pièce d'exérèse |
| | Tumeur de la glande sublinguale |
| Histologie | Grenouillette = Ranula = faux kyste mucoïde (absence de paroi vraie), secondaire à obstruction d'un canal excréteur |
| Fréquence | Pseudokyste mucoïde de la glande sublinguale est assez fréquent |
| Clinique | - Inspection : Tuméfaction bleutée, ovoïde du plancher buccal (entre face inférieure de la langue et arcade dentaire mandibulaire)
- Palpation : Tuméfaction molle, Rénitente à contenu liquidien
- Signes négatif : indolore (sauf si surinfection surajoutée), pas d’induration, pas de trouble de la mobilité linguale |
| Confirme | Diagnostic est clinique, IRM peut confirmer |
| Évolution | Évolution se fait par poussées entrecoupées d’épisodes de fistulisation buccale (avec issus de salive mucoïde dans la bouche) |
| PEC | Exérèse chirurgical de la glande en totalité par voie endobuccale = attitude la plus fréquemment adoptée |
| | Tumeur des glandes salivaires accessoires |
| Malignité | En dehors des banales lésions traumatiques de la lèvre inférieure (mucocèle), la majorité des Tumeurs des glandes salivaires accessoires est représentée par des lésions malignes (près de 50% des cas) |
| Terrain | Tumeurs des glandes salivaires accessoires s'observent à tout âge, plus volontiers chez la femme de la cinquantaine |
| Clinique | - Tumeur sous-muqueuse indolore ou Ulcération chronique
- Différentes formes topographiques existent : Formes palatines = les plus fréquentes (risque d'extension nasale ou osseuse ⚠️) |