https://www.lecofer.org/item-cours-1-19-0.php
https://radiopaedia.org/articles/chondrocalcinosis
| Synonyme |
Rhumatisme à pyrophosphate de calcium |
| Définition |
Dépôt dans les tissus articulaires de cristaux de PPC (dans le cartilage hyalin et fibrocartilage surtout) |
| Âge |
Prévalence augmente avec l'âge : 10-15% entre 65-75 ans et > 30% au-délà |
| Sex-ratio |
Prédominance féminine qui diminue avec l'âge |
| Étiologies |
Formes primitives +++ |
Formes secondaires (5H) |
| Fréquents |
Fréquence notamment sur son versant radiologique pur (chondrocalcinose) augmente avec l'âge |
- Hémochromatose génétique : à rechercher systématiquement (fer sérique + CST) |
- Hyperparathyroïdie primitive : à rechercher systématiquement (calcémie ± PTHi) |
| Rares | Formes familiales, souvent diffuses et sévères, à évoquer si : chondrocalcinose radiologique volontiers diffuse chez < 50 ans | - Hypophosphatasie congénitale (phosphatases alcalines basses)
- Hypomagnésémie (syndrome de Gitelman avec magnésémie abaissée)
- *Hypothyroïdie
- Autres : achronose, Maladie de Wilson* |
Démarche diagnostique : Rhumatisme à pyrophosphate de calcium
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📌 Chondrocalcinose peut être asymptomatique, de découverte radiographique (alors appelée chondrocalcinose au sens strict)
Diagnostic repose sur :
-
Soit mise en évidence dans le liquide articulaire de cristaux de PPC
-
Soit mise en évidence du syndrome de la dent couronnée
-
Soit sur un faisceau d’arguments :
- Terrain : patient ≥ 60 ans
- Facteurs déclenchants : hospitalisation, traumatisme, contexte postopératoire, infarctus ou AVC, épisode infectieux
- Caractéristiques microcristalline de la forme aiguë
(brutal, maximum des symptômes en 24h, gonflement et rougeur locale, signes généraux avec parfois fièvre)
- Localisations évocatrices : poignet, genou, cheville, rachis cervical
- Biologie : syndrome inflammatoire biologique avec taux élevés de CRP
- Radiographies articulaires : mise en évidence des calcifications caractéristiques (chondrocalcinose)
- Évolution : résolution spontanée, qui sera raccourcie par les traitements anti-inflammatoires
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-
Examens complémentaires dans la chrondrocalcinose
| Formes cliniques |
Terrain |
Localisations/Manifestations |
Conséquences/Complications |
| Arthrite aiguë |
> 60 ans |
- Nombre d’articulation touchée : Mono- ou oligoarticulaire (voire polyarticulaire) |
|
- Topographie : genou, poignet | - Hémarthrose possible (épanchement hémorragique)
- Volontiers récidivante |
| Atteintes rachidiennes | | Se traduit par des calcifications discales | Accès aigus, Discopathies destructrices, Arthrite interapophysaire aiguë
Peuvent mimer une rachialgie infectieuse ou tumorale
Syndrome de la dent couronnée :
- Cause : inflammation microcristalline du ligament péri-odontoïdien (C1-C2)
- Clinique :
→ cervicalgie aiguë,
→ limitation des rotations cervicales,
→ signes inflammatoires généraux (volontiers de la fièvre)
- Biologie : syndrome inflammatoire biologique
- TDM rachis cervical ou crânien : calcification linéaire du lig. transverse rétro-odontoïdien |
| Monoarthropathie chronique
(rang C) | Fréquente | *Topographie :
- Hanche, Genou
- Articulations rarement touchées par arthrose primitive +++++
(Coude, Poignet, MCP, Cheville)* | Arthrose secondaire évolutive |
| Arthropathies destructrices
(ancien référentiel) | Femme
âgée | *- Particularité de l’évolution : peuvent être rapides
- Topographie : souvent multiples notamment à hanche, épaule* | Destruction de l'os sous-chondral |
| Polyarthrite chronique
(rang C) | Rare | Touchant de façon souvent additive et successive diverses articulations | Peut avec le temps, aboutir à une présentation globalement bilatérale et symétrique évoquant faussement une PR avec pincement des interlignes articulaires |
Prise en charge thérapeutique du Rhumatisme à PPC
| Objectif | - Chrondrocalcinose ne se guérit pas (contrairement à la goutte, on ne sait pas dissoudre les cristaux formés)
- Prise en charge symptomatique des accès aigus à cristaux de PPC |
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| Moyens thérapeutiques | Accès aigus à cristaux de PPC peuvent être traités de la même façon que les accès goutteux :
- Colchicine : même protocole que pour la goutte s'applique, voire moins et espacement si insuffisance rénale
- AINS : il faut les éviter ou les réduire en dose et en durée la plus courte possible, si pas d’alternative
- Infiltration de cortisonique : solution simple si monoarthrite, après avoir exclu une infection associée par l'examen du liquide synovial
- Anti-IL-1 (rang C) : peuvent être utilisés si crise réfractaire ou CI/Intolérance des autres traitements |
| Attention | Emploi prudent de AINS/Colchicine en raison de âge plus élevé des patients, comorbidités souvent plus nombreuses et sévères, médicaments associés et le risque d'interactions |