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| Définition | Anti-inflammatoires stéroïdiens (= corticostéroïdes, ou glucocorticoïdes), dérivés synthétiques d'une hormone naturelle cortisol et cortisone (synthétisé par la glande surrénale) dont ils se distinguent par :
- Effet minéralocorticoïde moindre
- Pouvoir anti-inflammatoire plus marqué |
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| Principale molécule | Prednisone est la plus utilisée, car bon compromis entre :
- Activité anti-inflammatoire
- Amplitude de la rétention hydrosodée
- Amplitude de la dépression hypothalamo-hypophysaire
- Absorption digestive plus constante et régulière que le sel de prednisolone |
| Propriétés | - Activité anti-inflammatoire : se manifeste dès les faibles doses
- Action anti-allergique, Action immunosuppressive : nécessitent des posologies plus élevées
- Effet antipyrétique
- Effet antalgique : uniquement si inflammation, sinon aucun effet antalgique (à la différence des AINS) |
| Formes galéniques | - Voie générale :
→ Orale (essentiellement) : assure le plus souvent une bonne biodisponibilité du médicament
→ Voie parentérale : pour les solutions d'esters hydrosolubles
- Voie locale (attention, un passage systémique reste possible) :
→ Injections locales : pour suspensions microcristallines (s'accompagnent toujours d'un passage systémique)
→ Voie inhalée par aérosolthérapie, Collyres, Topiques |
Effets indésirables des corticoïdes (tombé en annale +++) ⭐️
| Cutanés |
Fréquentes lors d'un traitement prolongé, même à faible dose : atrophie, vergeture, hirsutisme, trouble de la pigmentation, acné, purpura de Bateman |
| Musculaire |
Myopathie des ceintures : généralement après plusieurs mois de > 10mg/jour d'équivalent prednisone, risque de dénutriton chez le sujet âgé |
| Métaboliques |
- Obésité facio-tronculaire, Prise de poids (par la rétention hydro-sodée, et stimulation de l'appétit par les corticoïdes) |
- Hyperlipidémie (Hypertriglycéridémie ou Hyperlipidémie mixte), Intolérance au glucose (révélation, décompensation de diabète) ⭐️ |
| Infection
(dose-dép.) | - Surinfections doivent être évoquée devant toute fièvre isolée persistante (sémiologie souvent pauvre)
- Réactivation d'une infection latente : tuberculose, anguillulose, toxoplasmose, herpès, zona ...
- Germe opportuniste (parfois) : notamment pneumocystose |
| Oculaires 👁️ | - Cataracte postérieure sous-capsulaire : complication tardive mais commune (> 10%), même à faible dose
- Hypertension intra-oculaire, Glaucome : plus exceptionnels, surtout sur un terrain prédisposé (diabète, myopie sévère, ATCD familial de glaucome)
→ Surveillance ophtalmologique est recommandée lors d'une corticothérapie prolongée, notamment chez le sujet âgé |
| Neuropsychique | - Effet orexigène ⭐️, Action insomniante et excitatrice ⭐️ chez certains patients, Tremblements fins ⭐️ : tombés en annales
- Troubles psychiatriques de survenue précoce, possibles à des posologies élevées : Dépression, Délire, Hallucinations, Agitation maniaque |
| Ostéo-articulaire | - Retard de croissance chez l'enfant (retard de croissance avec prise de poids est évocateur d’obésité secondaire)
- Fragilisation, Rupture tendineuses ⭐️ (surtout du tendon calcanéen)
- Ostéoporose cortico-induite (PIÈGE ANNALE : N’EST PAS UN EFFET SECONDAIRE DES CORTICOTHÉRAPIES COURTES) :
(essentiellement trabéculaire, à la fois dose et durée dépendante, plus nettes au cours des 6-12 premiers mois pour des doses > 7,5 mg/jour)
- Ostéonécroses épiphysaires aseptiques : têtes fémorales chez l'adulte, condyles fémoraux chez l'enfant, parfois bilatérales, voire multifocale
(surtout observées après l'emploi de fortes posologies de corticoïdes) |
| Cardiovasculaire | HTA, Décompensation d'insuffisance cardiaque gauche |
| Gonadique | Aménorrhée, Impuissance |
| Digestif | - Dyspepsies sous corticoïdes : rares
- Risque d'ulcère gastroduodénal (extrêmement faible, majoré si co-prescription d'AINS et d'ATCD digestifs ulcéreux)
- Stéatose hépatique (effet indésirable retardé et insidieux), Perforation sur diverticulose colique, Pancréatite aiguë MAIS PAS DE PANCRÉATITE CHRONIQUE |
| NFS ⭐️
(tombé
en annale) | Quasi-constantes lors d'une corticothérapie prolongée de > 10 mg :
- Polynucléose neutrophile (mobilisation des PNN) : donc hyperPNN isolée est insuffisante pour être un argument en faveur d’une infection sous CTC
- Éosinopénie, Basopénie, Lymphopénie (d’où l’hyperéosinophilie possible dans l’insuffisance surrénalienne)
- Augmentation de l’érythropoïèse et de la production de plaquettes selon asclepia |
| Ionogramme | Hypokaliémie (surtout en début de traitement), Hypernatrémie selon asclepia (par inhibition de la production d’ADH) |
Fréquence et gravité des effets indésirables dépendent de la posologie quotidienne, de la durée du traitement, terrain, comorbidités
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📌 De ce fait, la règle d'or de la prescription des corticoïdes : dose la plus faible possible, sur une durée la plus courte possible
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- Effets indésirables lors d’une corticothérapie courte (< 21 jours)
Modalités de la prescription d’une corticothérapie
- Recherche des contre-indications ⚠️
- Bilan pré-thérapeutique à une corticothérapie prolongée (tombé en annale) ⭐️
- Mesures adjuvantes à la corticothérapie au long cours et suivi (tombé en annale) ⭐️
- Modalités de surveillance d'une corticothérapie au long cours (tombé en annale) ⭐️
- Sevrage d’une corticothérapie, Risques à l’arrêt des CTC
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