https://www.sfendocrino.org/item-244-adenome-hypophysaire/
https://campus.neurochirurgie.fr/article1784.html
| Définition |
Tumeurs bénignes développées aux dépens de l'hypophyse |
| Manifestations |
- Syndrome tumoral hypophysaire : par compression des structures anatomiques voisines |
- Syndrome d'hypersécrétion hormonale : 75% des adénomes hypophysaires sont sécrétants
- Syndrome d'insuffisance antéhypophysaire : par compression de l'antéhypophyse saine |
| NON | Adénome hypophysaire ne s'accompagne jamais de diabète insipide, car touche seulement l’antéhypophyse ❌
(sauf en post opératoire, ou à l'occasion d'une apoplexie hypophysaire) |
| Bilan paraclinique | - Bilan ophtalmologique : FO, AV, CV, test de Hess-Lancaster, OCT
- IRM de l'hypophyse (et non IRM de l'encéphale)
- Bilan biologique statique (hypophysiogramme) + avis de l'endocrinologue (si besoin, tests hormonaux dynamiques)
[prolactinémie, ACTH/Cortisol 8h/CLU 24h, T4/TSH, IGF1, FSH/LH, oestradiol chez femme, testostérone chez homme] |
| Prise en charge | - Traitement chirurgical dans la majorité des cas
- Adénome à prolactine traité par agoniste dopaminergique (bromocriptine) = exception
- Hormonothérapie substitutive pour les déficits endocriniens associés : adaptée au cas par cas |
- Rappels anatomiques (neurochir, rang C)
- Imagerie tumorale hypophysaire
Syndrome tumoral hypophysaire
| Syndrome tumoral | - Céphalée typiquement rétro-orbitaire et localisée
- Troubles visuels par compression des voies optiques (chiasma optique situé à quelques mm au-dessus de l'hypophyse) :
→ Gêne visuelle, voile devant les yeux, Difficulté à fixer un point, Sensation qu'il manque un mot à la lecture
→ Étude du champ visuel (appareil de Goldman, ou périmétrie cinétique automatisée) :
1. Quadranopsie bitemporale supérieure (compression de la partie antérieure du chiasma optique)
2. Hémianopsie bitemporale (à un stade plus tardif) |
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| Signe négatif | - Acuité visuelle est le plus souvent normale du fait de l'absence d'atteinte du champ visuel central
(parfois diminuée en cas de lésion très volumineuse, négligée)
- Examen du fond d'œil est normal le plus souvent |
| Apoplexie hypophysaire | Tableau brutal, justifie imagerie (adénome en voie de nécrose ou hémorragie) et PEC neurochirurgicale en urgence :
- Céphalées violentes
- Hémianopsie bitemporale (compression chiasmatique aiguë)
- Photophobie (pseudo-syndrome méningé)
- Syndrome caverneux : paralysie oculomotrice + ptosis + diplopie (compression des nerfs oculomoteurs dans sinus caverneux)
- Syndrome confusionnel, voire coma
- Signes d'insuffisance hypophysaire et notamment corticotrope aigus (insuffisance surrénale aiguë)
- HSA possible |
Syndrome d'hypersécrétion hormonale
Hyperprolactinémie
Acromégalie
Syndrome de Cushing (hypercortisolisme)
- Hyperthyroïdie : secondaire à une hypersécrétion de TSH par un adénome thyréotrope, elle est plus rare
Syndrome d'insuffisance antéhypophysaire
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Ils portent généralement sur toutes les hormones hypophysaires (panhypopituitarisme)
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| Installation |
Début souvent insidieux (rend le diagnostic difficile) |
| Manifestations cliniques |
- Faciès est pâle, un peu vieillot |
- Peau est mince, froide, sèche, Cheveux sont fins et soyeux
- Rides au niveau du front et de la partie externe des orbites sont fines
- Dépigmentation des aréoles mammaires et des organes génitaux externes est constante
- Dépilation complète au niveau des aisselles et du pubis (signe intéressant chez les sujets de < 60 ans)
(consécutive à l'absence d'androgènes surrénaliens et gonadiques) |
| Corticotrope | - Asthénie/Amaigrissement/Anorexie, Hypotension, Hypoglycémie de jeûne, Hyponatrémie de dilution par SIADH
- Hypoglycémie insulinique (test de référence) : pas d’élévation du cortisol (< 18 μg/dL [soit 500 nmol/L])
- Cortisolémie du matin à 8h : < 5 μg/dL [140 nmol/L], mais ne différencie par IS primaire/centrale
- Test au Synacthène : réponse présente mais limitée, pas d’élévation du cortisol si IS centrale > 3 mois
- Test à la Métopirone (absence d’élévation du composé S), Tests de stimulation de l’ACTH (test au CRH, test à l’ADH) |
| Gonadotrope | - Homme : gynécomastie, baisse libido, dysfonction érectile, pilosité du visage raréfiée, testicules mous et petits
- Femme : aménorrhée sans bouffée de chaleur classiquement, Baisse libido, Dyspaneurie, Anovulation, infertilité
- 2 sexes : déminéralisation osseuse, ostéoporose
- Avant la puberté : Impubérisme ou Retard pubertaire (voire retard de croissance si déficit en GH associé)
- Diagnostic biologique :
→ Homme : Testostérone basse, LH/FSH normales ou basses (en particulier de FSH)
→ Femme avant ménopause : diagnostic surtout clinique, oestradiol bas, LH/FSH normales ou basses (surtout FSH)
→ Femme après ménopause : gonadotrophines basses ou dans les valeurs correspondant aux femmes jeunes
(normalement oestragiol bas et gonadotrophines élevées chez la femme ménopausée) |
| Somatotrope | Déficit en GH est le plus fréquent de tous les déficits hypophysaires, présent dès que 1 autre hormone est déficiente :
- Adulte : diminution de la masse/force musculaire, tendance à l’adiposité abdominale, asthénie
- Enfant : Retard de croissance, Accidents hypoglycémiques
- Diagnostic biologique (intérêt seulement si traitement envisagé chez l’adulte, systématique chez enfant) :
→ Positivité ≥ 2 tests de stimulation de la GH
→ Hypoglycémie insulinique, Test associant la GH-RH avec l'arginine (Growth Hormone Releasing Hormone) |
| Thyréotrope | Hypothyroïdie centrale : T4L toujours basse, TSH normale ou basse si origine hypophysaire |
| Lactotrope | Concentration de prolactine est le plus souvent soit normale soit élevée, quels que soient les autres déficits hormonaux hypophysaires, par diminution du tonus hypothalamique dopaminergique inhibiteur |
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🔎 Mise en évidence d’un déficit hypophysaire isolé ou multiple impose la réalisation d’une IRM
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